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15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 14:00

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Surgies des flots, des hordes de créatures monstrueuses venues d’ailleurs, les «Kaiju», ont déclenché une guerre qui a fait des millions de victimes et épuisé les ressources naturelles de l’humanité pendant des années. Pour les combattre, une arme d’un genre nouveau a été mise au point : de gigantesques robots, les «Jaegers», contrôlés simultanément par deux pilotes qui communiquent par télépathie grâce à une passerelle neuronale baptisée le «courant». Mais même les Jaegers semblent impuissants face aux redoutables Kaiju.

 

Au rayon des blockbusters de l'été 2013 j'appelle Pacific Rim, sans nul doute le plus attendu. Non, ce n'est pas à cause de son scénario qui se résume aux combats entre robots et monstres (hum) mais bien à son metteur en scène, le mexicain Guillermo del Toro, qui a une bonne petite tripotée de fans derrière lui. Un réalisateur qui n'a pas atteint la cinquantaine et qui a fait son trou à Hollywood grâce, notamment, aux deux volets Hellboy et au magnifique Le Labyrinthe de Pan.

 

De ce Pacific Rim, on était en droit d'attendre du grand spectacle mais aussi une profondeur qu'on a tendance à zapper dans ce genre de films. Alors, contrat rempli ? Fans comblés ?

 

Je ne vais pas vous mentir, comme 90% des personnes présentes dans la salle, j'ai pris mon pied devant Pacific Rim. Un tourbillon d'action, de monstres, d'effets spéciaux qui vous scotchent pendant plus de deux heures. On retiendra surtout la meilleure intro depuis un bail, qui nous met tout de suite dans le bain, et des séquences de combats assez folles. Del Toro s'est éclaté avec son budget, et ça se ressent. Le public en aura pour son argent.

 

Mais une petite partie de moi-même a été déçue. Déçue de voir que Del Toro n'a pas réussi à contourner le système et à glisser plus de profondeur, plus d'émotions dans son film de monstres-robots. Déçue aussi qu'il n'ait pas pu éviter les clichés habituels du genre. Des personnages creux et lourds (mal servis la plupart du temps par des acteurs très moyens), des séquences patriotiques gênantes (merci de nous avoir épargné la remise des médailles finale), une romance dont on se serait passé... Et oui, Pacific Rim a bien des défauts.

 

Sans doute LE blockbuster de l'année, aux qualités techniques indéniables, mais certainement pas l'oeuvre la plus personnelle et marquante de la filmographie de Del Toro.

 

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commentaires

MK 20/08/2013 21:58


Salut, chouette texte mais j'ai du mal, malgré tout l'amour que je porte à GDT, à considérer que Pacific Rim est le blockbuster de l'année. Je crois que tant qu'il aura pas son Seigneur des
Anneaux, son script béton sur lequel greffer son univers et son dynamisme, je sortirai toujours de la séance le coeur ravi mais le cortex déçu. C'est fou le nombre de gros films sortis cette
année qui auront été des baudruches, à ce jeu là c'est vrai, Pacific Rim et ses mechas, monstres et acteurs talentueux s'en sortent pas si mal ! :)