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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 14:21

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Voici l’histoire vraie de Billy Beane, un ancien joueur de baseball prometteur qui, à défaut d’avoir réussi sur le terrain, décida de tenter sa chance en dirigeant une équipe comme personne ne l’avait fait auparavant…


Je me souviens qu'en septembre, lors de mon voyage à NY, il y avait des affiches du film un peu partout. Il sortait la semaine suivante aux Etats-Unis et il faut croire que c'était un petit événement. Ici, c'est loin d'être le cas, le film a presque débarqué à l'improviste dans les salles françaises. Ce n'est certainement pas la faute à son casting, mené par le bankable Brad Pitt, mais à son sujet très américain : le baseball. 


Ou plutôt, son industrie, ses coulisses... C'est d'ailleurs bien pour cette raison qu'on ne décroche pas instantanément de ce film qui repose essentiellement sur le charisme de son personnage principal, relativement plaisant et peu avares de bonnes répliques. Brad Pitt est un grand acteur qui peut rendre intéressant n'importe quel film, en voilà encore une jolie preuve.


Mais il manque tout de même quelque chose à ce stratège pour en faire un vrai bon film. Du rythme, certainement. Et, quoiqu'on en dise, le fait que ça nous parle de baseball m'a empêché de me plonger complètement dans cette histoire. Je ne me suis pas reconnue dans ce film à la consonance un peu trop américaine à mon goût. 





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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 14:51

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Ce que les hommes lui font la nuit, Elle l'a oublié au réveil. Une jeune étudiante qui a besoin d’argent multiplie les petits boulots. Suite à une petite annonce, elle intègre un étrange réseau de beautés endormies. Elle s’endort. Elle se réveille. Et c’est comme si rien ne s’était passé…


Il n'y a finalement pas grand chose d'autre à dire que les 3 lignes de résumé ci-dessus. Tout y est dit. L'histoire se résume bel et bien à ça. Comme le scénario, les personnages ne sont pas vraiment développés. En fait, ils n'échangent presque pas durant tout le film. Tout est suggéré. 


Même les scènes dites "choquantes" qui auront valu au film d'être interdit aux moins de 16 ans sont très courtes et peu explicites (les pervers risquent d'être un peu déçus). Reste une réalisation soignée et une jolie actrice. Le film dure 1h40. Un peu long pour si peu de bons points.


"Provoquant", "Dérangeant", "Dégoûtant" ? Non. Chiant. 

 

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 13:45

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Le quotidien d'Adam, 27 ans, bascule le jour où il est diagnostiqué d'un cancer. Il l'annonce alors à sa petite amie, son meilleur ami et sa mère qui, tous trois, vont réagir différemment à la nouvelle et conduire le jeune homme à s'interroger sur la manière dont il veut vivre cette épreuve.


Rire ou au moins sourire de la maladie, voilà un sujet à la mode ces derniers temps. Alors qu'Intouchables décroche le jackpot au Box Office France, 50/50 bénéficie d'une sortie plus anonyme. Film américain au look indé et au scénario faussement original, 50/50 ne fera pas autant de bruit, c'est sûr, et je dirais que c'est assez logique.


A première vue, c'est plutôt osé de faire de ce jeune garçon de 27 ans qui apprend qu'il a un cancer une comédie. Oui, mais juste à première vue. Le film ne m'a pas franchement fait sourire, je suis ressortie de la salle plus déprimée qu'apaisée malgré le ton comique qu'a voulu donner Levine à son long métrage.


On peut aussi parler du casting. Savoureux seconds rôles : Seth Rogen, relativement drôle, Bryce Dallas Howard, très bonne peste, comme d'hab, Anna Kendrick, bel espoir du ciné américain. Et le premier rôle : Joseph Gordon-Levitt. Non, je ne comprends toujours pas comment un acteur pareil peut autant séduire critiques et public. Je le trouve d'une extrême fadeur. Merci les seconds rôles.


50/50 n'est pas un mauvais film, je respecte la prise de risque mais elle est vite balayée pour revenir à une trame trop classique et prévisible. Le tout est amené par un acteur bien trop surestimé pour en faire un bon film. Une déception.


 

 

 

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 19:00

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Parce qu’il achète la maquette d’un bateau appelé la Licorne, Tintin, un jeune reporter, se retrouve entraîné dans une fantastique aventure à la recherche d’un fabuleux secret. En enquêtant sur une énigme vieille de plusieurs siècles, il contrarie les plans d’Ivan Ivanovitch Sakharine, un homme diabolique convaincu que Tintin a volé un trésor en rapport avec un pirate nommé Rackham le Rouge.


Les fans de Tintin ont tous eu très peur en apprenant que Spielberg et Jackson allaient adapter l'œuvre d'Hergé sur grand écran. On est tous un peu dans ce cas là quand on est "fan", on a peur de voir ce qu'on aime être déformé par la vision de quelqu'un d'autre.


Je ne fais pas partie des fans de Tintin. Je ne fais pas non plus partie de ceux qui ne le connaissent pas et, d'ailleurs, je ne suis pas sûre que quelqu'un en France puisse rentrer dans cette case. Comme beaucoup, j'ai découvert Tintin sur FR3, avec la série animée. Et dès les premières notes du générique, j'étais sûre d'avoir le bourdon pour la journée. Je n'aimais pas Tintin. Voilà. Mais je ne le vivais pas forcément très bien. Vous savez, j'étais dans cette pérode où ne pas aimer ce que tout le monde aime n'est pas forcément bien vu. J'ai donc essayé de lire deux ou trois BD, en me disant que c'était peut-être juste la musique qui me dérangeait, qu'il fallait revenir à la source, mais sans succès. Trois pages lues et je refermais mon livre. 


Je n'attendais donc qu'une seule chose de ces aventures cinématographiques : aimer Tintin, enfin.


Malheureusement la mayonnaise n'a pas pris et il est difficile de vous expliquer pourquoi. Ce film frôle la perfection. Techniquement, déjà, il est bluffant. J'ai dû me dire environ 50 fois pendant le film "c'est vraiment beau". J'ai toujours rejeté la motion capture. Je crois qu'on peut dire que le film aura au moins eu le mérite de me réconcilier avec cette technologie. L'histoire est bien fichue, la réa est impeccable : tout y est.


Mais voilà, je crois que, finalement, on va devoir y revenir, le problème, c'est que je n’aime pas Tintin. Je n'aime pas l'ambiance, je n'aime pas les personnages, je n'aime pas les enquêtes. Et ce film, aussi réussi soit-il, ne pouvait pas me plaire, ce qui est finalement un bon signe : c'est bien du Tintin !



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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 10:18

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Stephen Meyers est le jeune mais déjà très expérimenté conseiller de campagne du gouverneur Morris, qui se prépare pour les élections à la présidence américaine. Idéaliste et décidé à faire honnêtement tout ce qu’il peut pour faire gagner celui qu’il considère sincèrement comme le meilleur candidat, Stephen s’engage totalement. Pourtant, face aux manipulations et aux coups tordus qui se multiplient vite, Stephen va devoir faire évoluer sa façon de travailler et de voir les choses. Entre tentations et désillusions, les arcanes du pouvoir le transforment…


Depuis quelques semaines, j'attendais la sortie de ces marches du pouvoir avec beaucoup d'impatience. C'est simple, le casting est parfait : Ryan Gosling, George Clooney, Evan Rachel Wood, Philip Seymour Hoffman, Paul Giamatti, Marisa Tomei. Oui, c'est dur de faire mieux. 


Il n'y a rien à redire sur l'interprétation, ces acteurs sont fidèles à eux-mêmes, c'est à dire très bons. Là où le film pèche, c'est par son scénario prévisible et sans aucune saveur. Je m'attendais à autre chose, à un film beaucoup plus ambitieux. Les "rebondissements" sont assez bidons et on voit dès les premières minutes où on veut nous emmener. Quant au chemin pour y arriver, il nous parait bien trop long. J'ai même trouvé Clooney-réalisateur en manque total d'inspiration sur certaines scènes, qui auraient méritées un bien meilleur traitement (la scène de la conférence de presse par exemple).


Quelle est la morale de l'histoire ? Les dessous du monde politique peuvent corrompre un homme. Ah oui ??? Merci quand même pour le casting, c'était cool.




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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 14:14

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A la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison. Bref la personne la moins adaptée pour le job. Ensemble ils vont faire cohabiter Vivaldi et Earth Wind and Fire, le verbe et la vanne, les costumes et les bas de survêtement… Deux univers vont se télescoper, s’apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra… Intouchables.


Deux ans après Tellement proche et cinq après Nos jours heureux, le duo Toledano/Nakache revient sur le devant de la scène pour séduire un public français de plus en plus exigeant vis à vis des comédies made in France. Ces dernières années, le cinéma hexagonale a multiplié les productions de comédies pour nous proposer le plus souvent de (très) mauvais films. Combien de RTT, Essaye-moi ou Double Zéro pour un Nos jours heureux ? Beaucoup trop. 


C'est là qu'on dit merci à Toledano et Nakache de nous offrir depuis quelques années de vrais éclats de rire.


Nos jours heureux est devenu instantanément culte, Tellement proche, qui a eu un peu plus de mal à trouver son public, le deviendra sans doute dans les années à venir et Intouchables est bien parti pour être un carton plein. Un succès aussi bien critique que public amplement mérité. 


Et pourtant, on pouvait avoir peur. Le film aborde le genre de sujet "casse gueule" qui peut vite tomber dans le pathos, et en devenir risible. Les pièges ont été déjoués plutôt finement. Le film reste très émouvant (évidemment, avec un sujet comme celui-ci, c'est inévitable) mais est avant tout une comédie où Omar Sy et François Cluzet s'en donne à coeur joie. Ça tombe bien, nous aussi.




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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 14:20

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Un jeune homme solitaire, "The Driver", conduit le jour à Hollywood pour le cinéma en tant que cascadeur et la nuit pour des truands. Ultra professionnel et peu bavard, il a son propre code de conduite. Jamais il n’a pris part aux crimes de ses employeurs autrement qu’en conduisant - et au volant, il est le meilleur !

 

Je suis allée voir Drive le week-end dernier et, comme tout le monde, j'en avais entendu parler un peu partout depuis quelques mois déjà. Je m'attendais à voir "le film de l'année", à avoir une révélation. 


Et alors ? J'ai été déçue. Drive est un bon film mais il est loin du chef d'œuvre annoncé. Sa mise en scène mérite amplement sa palme, il n'y a rien à redire sur le casting, la B.O. est remarquable et je pense que je pourrais trouver encore plein d'autres qualités à ce film qui est loin d'en manquer. Mais il ne m'a pas emporté comme il aurait dû, faute à une attente un poil déséquilibrée.


Si j'étais tombée sur ce film il y a six mois en salle, j'en serais sûrement ressortie conquise, avec l'impression d'avoir vu un nouveau type de cinéma et de mise en scène. J'en aurais parlé autour de moi, je l'aurais conseillé. 


Drive rejoint malheureusement la liste des films unanimement salués par des critiques plus ou moins exigeants et récompensés dans des festivals bien avant leurs sorties et qui déçoivent une bonne partie des spectateurs à cause du tapage médiatique que ça inclue. 

 

 

 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 19:40

 

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Editeur à succès, Will Atenton quitte son emploi à New York pour déménager avec sa femme et ses enfants dans une ville pittoresque de Nouvelle Angleterre. En s’installant, ils découvrent que leur maison de rêve a été le théâtre du meurtre d’une mère et ses deux enfants. Toute la ville pense que l’auteur n’est autre que le père qui a survécu aux siens.


Dream House est une catastrophe cinématographique qu’on n’avait pas vue venir. Comment un film rassemblant Rachel Weisz, Naomi Watts et Jim Sheridan peut-il être aussi mauvais ? 


Une des réponses les plus évidentes à cette question est la bande annonce du film. Si vous l'avez vue, oubliez, ça ne sert à rien de vous déplacer au cinéma du coin, vous connaissez déjà la grande majorité du film. La première heure débouche donc sur un twist révélé dans le trailer. Il est du coup impossible de se faire surprendre, on attend juste que ça arrive enfin (c'est quand même très couillon, j'ai du mal à comprendre la stratégie commerciale...).


Suite à ça, on a un regain d'intérêt, on se dit qu'il va forcément y avoir autre chose à se mettre sous la dent, que ce twist n'en était pas vraiment un en comparaison de celui qu'il y aurait derrière. Ben non, on a surestimé la bête. Après, il ne se passe pas grand chose non plus et le peu qu'on nous offre est d'une bêtise sans nom (mais c'est quoi cette fin ?). 


Dream House est un beau ratage que réalisateur, acteurs, producteurs et équipe technique vont devoir trainer comme une casserole pendant un bon bout de temps. La preuve, Sheridan a déjà tenté de faire retirer son nom du film...


 

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 14:50

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"Un cuisinier qui écrit" : c'est ainsi que se définit Nigel Slater, par ailleurs animateur de sa propre émission de télévision à la BBC. Adapté de son livre de souvenirs, "Toast" est une savoureuse lettre d'amour aux goûts et aux odeurs de l'enfance qui l'ont accompagné dans son passage à l'âge adulte, et un délicieux mélange de larmes et de rire. Car, à la mort de sa mère, l'enfant dispute l'amour de son père à la gouvernante à coup de... bons petits plats.


Amateurs de cuisine, ne vous laissez pas avoir par l'affiche, le titre ou les résumés que vous trouverez un peu partout sur le net : ce film ne parle pas de cuisine et vous ne verrez pas le héros très souvent derrière les fourneaux.


Bon, même si vous partez au cinéma sans en attendre un cours de cuisine, je ne suis pas sûre pour autant que vous soyez heureux, ou même satisfaits. Oui parce que le film est chiant. Très chiant. Il dure exactement 1h32 et chaque minute m'a semblé en faire le double (on arrive donc à un film de 3h04 si vous suivez).


Et en plus c'est une arnaque puisque les deux acteurs mis en avant sur l'affiche n'arrivent que très tardivement dans le film. C'est d'autant plus gênant que le seul intérêt du film est Helena Bonham Carter (pour Freddie Highmore c'était moins grave).


Pour faire court : inutile.


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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 14:09

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Eva a mis sa vie professionnelle et ses ambitions personnelles entre parenthèses pour donner naissance à Kevin. La communication entre mère et fils s’avère d’emblée très compliquée. A l’aube de ses 16 ans, il commet l’irréparable. Eva s’interroge alors sur sa responsabilité. En se remémorant les étapes de sa vie avant et avec Kevin, elle tente de comprendre ce qu’elle aurait pu ou peut-être dû faire.


A part pour ceux qui ont suivi de près le dernier Festival de Cannes, d'où le film est rentré bredouille, vous n'aurez sûrement pas trop entendu parler du film avant sa sortie en salle il y a une dizaine de jours. Le genre de film qui dérange, qui divise, par son sujet et son traitement, et qui se fait du coup assez discret.


Ce n'est pas un film à suspens. Dès le début on sait qu'un ado de 16 ans prénommé Kevin a commis l'impensable. En se situant du point de vue de sa mère, on se questionne, comme elle, en revivant la croissance de son fils, et en se demandant pourquoi.


Il est finalement difficile de parler de Kevin. Est-il né en monstre ? L'a-t-elle aidé à le devenir ? Peut-elle encore l'aimer ? Le film nous offre les questions sans les réponses. Mais c'est sûrement comme ça que Lynne Ramsay parvient à installer l'ambiance qui rend son film si pesant et donc réussi (vous pouvez regarder le trailer ci-dessous pour en avoir une petite idée).


Tous les événements nous sont montrés de manière si froide que ça en est parfois insoutenable. Une atmosphère étrange qui permet de mettre en avant les acteurs Tilda Swinton et surtout Ezra Miller, malheureusement pas aussi présent qu'on ne le souhaiterait (l'enfance de Kevin occupe la majorité du film). Un jeune comédien assez impressionnant, retenez son nom.


Un excellent duo d'acteurs pour un duel mère-fils mémorable.


 




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