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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 18:40

Pas tellement emballée à la base pour aller voir ce film français sans grandes prétentions, je me suis laissée convaincre et entraîner par les dernières nouvelles dénichées sur Allociné : c'est le carton français de l'été ! Comme l'avait été Nos jours heureux, vraie bonne surprise de l'été 2006 et que j'avais accessoirement adoré... Le genre de comédie qui fait du bien, qui s'amuse à raviver certains souvenirs pas forcément glorieux.

Est-il important de faire un petit résumé de l'histoire du film ? Rarement affiche et titre sont aussi explicites. On devine déjà les nombreux gags découlant de la différence de classes sociales et la morale contre le racisme.

En bref, Samy est en 3ème, adore sa cité, ses potes et sa mère, est un bon garçon qui se donne du mal à l'école pour avoir le maximum de chance de réussir dans la vie. Du jour au lendemain, sa mère est embauchée comme serveuse sur un bâteau, il est confié à sa tante, mariée à un brillant PDG et belle-mère de deux étranges enfants...

En comparant Neuilly sa mère ! à Nos jours heureux, je fais certainement une grossière erreur. En 2006, la colonie de vacances menée par Jean Paul Rouve avait réellement créé la surprise. Petit budget, pas de stars, sortie en même temps que les blockbusters américains. A première vue, on se trouve ici dans le même cas de figure... Oui mais ici on croise Valérie Lemercier, Denis Podalydès, Rachida Brakni, Josiane Balasko, Elie Semoun, Pascal Elbé, Armelle, Eric et Ramzy, Olivier Baroux, François-Xavier Demaison. Pour un petit film français ça fait quand même du monde. Et c'est plutôt une bonne chose, ça nous fait oublier la performance plus que moyenne de Samy Seghir, qui n'est pourtant pas un débutant. Le petit Michou d'Auber c'était lui !

Un énième film sur les adolescents (c'est décidément la mode en ce moment et ça risque pas de s'arrêter vu les succès de LOL et de celui-ci) sans originalité et sans surprises, dans lequel le spectateur ne rira pas tellement, à parti

Loin de mériter son statut de "carton de l'été", ce film vaut tout de même le détour pour le jeune Jérémy Denesty (justement repéré dans Nos jours heureux, quelle coincidence...) qui nous offre quelques répliques cultes (ou presque) : "Ma chambre tu l'aimes ou tu la quittes", "Je suis un looser, je suis Balladur".

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Published by Anne-Laure - dans Critiques [Cinéma]
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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 16:49

Deuxième film, deuxième coup de maître pour le roi incontesté de la comédie made in England.

Richard Curtis nous embarque sur ce chaleureux bâteau qui abrite la petite famille de Radio Rock, radio pirate des sixties poursuivit par la justice pour unique raison de diffuser un genre musical trop audacieux.

 Porté par un casting 4 étoiles et une bande originale comptant les plus grands tubes rock des années 60 ; ce film " bonheur " parvient à nous communiquer cet optimisme sans faille.

Certains pourront trouver les zoom incessants sur ces auditeurs fanatiques quelque peu agaçants, mais l'esprit du film ne réside t-il pas là ? Dans cette surenchère de gaieté et de bons sentiments ?

Des répliques cultes, qui s'enchainent au rythme des chansons des Turtles et autres Beach Boys, dessinent progressivement sur nos visages ce large sourire qui aura du mal à s'effacer après ces 2h15 de pur plaisir.
Un film dans lequel tous les événements ne sont pourtant pas positifs mais qui parvient à nous faire rire avec des mots ou des situations d'une originalité de plus en plus dur à dénicher dans un 7ème art presque arrivé à saturation.

Alors, quand on tombe sur un petit bijoux comme ce " Good Morning England ", on le savoure, on le cajole, et surtout, on le revoit avec beaucoup de joie !

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Published by Anne-Laure - dans Critiques [Cinéma]
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4 août 2009 2 04 /08 /août /2009 11:56

Le film s'ouvre sur cette jeune femme blessée, le spectateur n'a alors aucuns indices pour déterminer les causes de son malheur, à part ce titre : "Je l'aimais", qui le met automatiquement sur la voie d'une déception amoureuse. Après ces quelques minutes de pleurs inexpliqués, un trajet nocturne en voiture danse avec le générique sur la jolie chanson d'Anna Chalon, qui donne définitivement le ton. L'assistance est maintenant certaine qu'elle n'est pas là pour voir une de ces comédies romantiques à l'américaine mais bien un drame sentimental.
Durant la première partie du film, la caméra de Zabou ne quitte presque jamais cette jeune femme laissée seule avec ses deux petites filles par ce mari tombé amoureux d'une autre. Au second plan, le père de ce dernier, campé par un Daniel Auteuil légèrement vieilli par le maquillage. Un homme qui finit par raconter sa propre histoire afin de redonner un peu d'espoir à celle qu'on a quitté. Lui qui a fait le choix inverse ; celui de rester avec sa famille et d'oublier son véritable amour.

Raconté dans un premier temps par Anna Gavalda, ce récit pose la question existencielle sur laquelle tout le monde est amené à s'interroger un jour : faut-il vivre avec des regrets ou des remords ? Dès le début, nous connaissons la triste issue de cette histoire, de ce personnage non pas partagé entre deux femmes, mais entre une famille, un statut, des habitudes et la seule femme qu'il ait jamais aimé. C'est certainement ce sentiment d'impuissance, de tristesse avant l'heure, servi pas deux très bons acteurs, qui font réagir le spectateur, en plus de ce réalisme remarqué dans les dialogues ou dans la situation globale. Des répliques qui sonnent justes : on ressent vraiment l'amour que se porte les deux protagon
istes, de leur coup de foudre au 51ème étage d'une tour chinoise à cette brève, mais intense, entrevue dans un parc parisien.

Néanmoins, on peut noter quelques petits points négatifs, notamment pour cette scène finale, un  peu cliché et pour les deux jeunes actrices jouant les enfants de Florence Loiret-Caille ; qui, elle, fait tout son possible pour nous communiquer son état dépressif.

Malgrè tout, le sentiment général sur ce film reste très positif. Un long métrage qui fait passer un vrai message sur la compléxité de l'amour, et dans lequel chacun peut se reconnaître au travers d'une réplique, d'une situation ou même d'un regard. N'est-ce pas finalement ce qu'on demande à un film : de d'abord nous toucher et de nous amener à se poser les bonnes questions s
ur notre propre vie ?

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Published by Anne-Laure - dans Critiques [Cinéma]
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