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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 22:20

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Ethan Wate, un jeune lycéen, mène une existence ennuyeuse dans une petite ville du sud des Etats-Unis. Mais des phénomènes inexplicables se produisent, coïncidant avec l’arrivée d’une nouvelle élève : Léna Duchannes.
Malgré la suspicion et l’antipathie du reste de la ville envers Léna, Ethan est intrigué par cette mystérieuse jeune fille et se rapproche d’elle. Il découvre que Lena est une enchanteresse, un être doué de pouvoirs surnaturels et dont la famille cache un terrible secret...

 

Vendu comme le nouveau Twilight, il est vrai que Sublimes créatures a un bon paquet de point commun avec la saga vampirique pour midinettes. Il est également tiré d'un livre jeunesse (16 Lunes), raconte l'histoire impossible de deux ados et aspire à faire rêver les jeunes de la planète entière avec une bonne dose de fantastique.

 

Sauf que, sur le papier, Sublimes créatures est bien plus intéressant que Twilight. Déjà parce que les deux personnages principaux sont bien moins fades, égoïstes et mièvres que Bella et Edward, aussi parce qu'une bonne dose d'humour s'est glissée entre les lignes et enfin parce que l'histoire qui nous est contée est assez riche et ne repose pas que sur l'amour des deux héros.

 

L'autre bonne nouvelle, c'est qu'il y a très peu d'erreurs de casting dans ce film, mis à part Emmy Rossum à qui ce rôle de peste va très mal. Jeremy Irons, Viola Davis, Emma Thomson sont logiquement parfaits. La vraie surprise vient de Alden Ehrenreich et Alice Englert, les deux acteurs principaux, qui sont plutôt justes et auxquels on s'identifie facilement.

 

Là vous vous dites "non mais c'est un chef d'oeuvre ce film ou bien ?" HaHa bien sûr que non ! Parce que le réaliseur a tout foutu en l'air (lui et quelques autres hein mais faut bien un responsable). Il avait les ingrédients pour nous concocter un teen movie fantastique dans les deux sens du terme et il nous pond un film encore plus kitsch que Twilight.

 

La photo est moche, les décors et costumes ridicules, les effets spéciaux sont très limites... Impossible d'y croire et de rentrer dedans une seule seconde. Si il n'y avait pas eu quelques noms connus et que j'étais tombée dessus pendant les fêtes de Noël je me serais forcément dit qu'il s'agissait d'un téléfilm ou d'un film des années 90 dans le meilleur des cas. Pas vraiment moderne en résumé.

 

Sublimes créatures avaient des bases solides, dommage qu'elles aient été mises entre de mauvaises mains. Et rassurez-vous, il ne s'agit à priori pas d'un nouveau phénomène type Twilight vu les scores catastrophiques enregistrés par le film aux Etats-Unis (ouf).

 

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 09:00

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Cette fois-ci, le flic qui ne fait pas dans la demi-mesure, est vraiment au mauvais endroit au mauvais moment après s’être rendu à Moscou pour aider son fils Jack, qu’il avait perdu de vue. Ce qu’il ignore, c’est que Jack est en réalité un agent hautement qualifié de la CIA en mission pour empêcher un vol d’armes nucléaires. Avec la mafia russe à leur poursuite et la menace d’une guerre imminente, les deux McClane vont découvrir que leurs méthodes radicalement différentes vont aussi faire d’eux des héros que rien ne peut arrêter.

 

Avant tout, et comme ça on en sera débarrassé, faut que je crie mon amour pour Jai Courtney, le petit gars qui joue le fils de Bruce Willis, que vous voyez d'ailleurs derrière lui sur l'affiche. Une bombe australienne qui devrait se faire rapidement une belle place à Hollywood. Parce qu'en plus d'avoir une belle gueule et un charme certain, le petit a du talent et une belle présence à l'écran. Je parie sur lui !

 

Voilà, ça, c'est fait. Promis, j'en parle plus. En même temps, c'était le seul truc positif que j'avais à vous dire sur le film, c'était une bonne idée de commencer par là. Et oui, parce que ce 5ème opus de la saga Die Hard est une belle cata. Et je ne dis pas ça parce que le film d'action n'est pas ma tasse de thé. J'avais apprécié tous les Die Hard jusque là. Oui oui, même le 4ème que beaucoup avait cassé bien comme il faut.

 

Quelles sont les raisons de ce fiasco ? Pour commencer, un scénario confus. On comprend pas bien les tenants et les aboutissants de l'histoire. Ensuite, même si Bruce ne nous parait pas en trop mauvaise forme, on ne le sent pas vraiment investi dans le projet. Il commence peut-être à faire une overdose de McClane ? Et puis que dire de l'humour ? J'aime le comique de répétition mais NON, on ne réutilise pas les mêmes vannes 10 fois en 1h40 de film.

 

Oups, j'allais oublié de vous parler de la mise en scène. M. Moore qu'est-ce qu'il s'est passé ? Vous voyez la vie en bleu ? Vous voulez envoyer un message à Sony pour qu'ils vous confient la réalisation du prochain film Les Schtroumpfs ? Non parce que c'est moche hein, ça ressemble à rien. En même temps, quand on voit que vous nous avez déjà pondu Max Payne pourquoi s'étonne-t-on ?

 

Étrangement, j'ai plutôt envie de conseiller le film aux demoiselles. Oui, je sais, c'est pas trop la cible du film mais le risque de s'ennuyer est moins élevé pour elles. Au moins, elles pourront mater Jai Courtney (ah mince, j'avais dit que j'en parlais plus).

 

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 21:40

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A travers Oscar, un petit chimpanzé, nous découvrons l’apprentissage de la vie au cœur de la forêt tropicale africaine et suivons avec humour, émotion et angoisse ses premiers pas dans ce monde. Suite à un drame, il va se retrouver séparé de sa mère et laissé seul face à l'hostilité de la jungle. Jusqu'à ce qu'il soit récupéré par un chimpanzé plus âgé, qui va le prendre sous sa protection...

 

Depuis quelques années, Disney propose un documentaire par an. Il y a 5 ans, coups de projecteurs sur les manchots avec le désormais reconnu La Marche de l'empereur, l'année dernière c'était au tour des Félins d'être dans la lumière et, en ce début 2013, le studio aux grandes oreilles nous propose de faire connaissance avec les Chimpanzés de Côte d'Ivoire.

 

C'est à l'occasion d'une belle soirée que j'ai découvert Chimpanzés. La projection du film était suivie d'une rencontre avec les deux réalisateurs du film, le président de Disney Nature et Christophe Boesh, le conseiller scientifique de l'équipe, un vrai passionné qui a fait de la survie des chimpanzés un vrai combat.

 

Cette rencontre m'a d'ailleurs plus captivé que le film en lui-même. Je m'explique. Le documentaire est clairement destiné aux petits. Même en regardant avec mes yeux d'enfant je n'ai pas réussi à rentrer dans l'histoire. Le fait que les singes ne soient pas mes animaux préférés n'a pas forcément aidé, je vous l'accorde. Des belles images, oui. Une histoire émouvante, oui. Mais je suis malgré tout passée à côté.

 

La rencontre qui a suivi la projection a permis d'aller plus loin, d'avoir les commentaires pour adulte absents du film, et d'apprécier ce que nous venions de voir à sa juste valeur. On nous a montré des extraits du making of, Boesh nous a un peu plus parlé de cette tribu de chimpanzés qui a été suivie pendant plus de trois ans par les caméras... Bref, je ne vais pas vous refaire la conversation mais elle était passionnante.

 

Alors mon conseil le voilà : emmenez vos petits bouts au cinéma, achetez pour vous le DVD avec les bonus et tout le monde sera content !

 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 23:00

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Dans la France du 19e siècle, une histoire poignante de rêves brisés, d'amour malheureux, de passion, de sacrifice et de rédemption : l'affirmation intemporelle de la force inépuisable de l'âme humaine.
Quand Jean Valjean promet à Fantine de sauver sa fille Cosette du destin tragique dont elle est elle-même victime, la vie du forçat et de la gamine va en être changée à tout jamais.

 

Vous ne savez plus vraiment où donner de la tête entre la multitude de nominations/prix attribués au film de Hooper et l'accueil glacial réservé au film chez nous ? Et bien je viens me placer tout juste entre les deux. Les Misérables est un film que je qualifierais de "moyen" et qui ne mérite ni tomates ni lauriers.

 

Le film a sûrement bénificié du fait que je ne connaissais absolument pas les chansons du musical en entrant dans la salle, exceptée On my own, déjà entendue dans la série Dawson (oui, sacrée référence). Du coup, je me suis laissée surprendre par chaque chanson, et il faut avouer qu'il y en a un bon paquet de remarquables, qu'on a aussitôt envie de réécouter en sortant. L'autre gros bon point du film, c'est les performances live, les acteurs chantaient réellement au moment des prises de vue, ça se voit et ça apporte un côté plus réaliste à l'ensemble. Du côté du casting, si Jackman fait le boulot, Crowe déçoit et Seyfried/Redmayne agacent, c'est bien Anne Hathaway qui tire (encore) son épingle du jeu, parfaite dans le rôle de Fantine.

 

Voilà, pour être tout à fait honnête, j'ai passé un bon moment. Malgré le fait que le film est indéniablement trop long, que la mise en scène soit foireuse, qu'on essaye de nous faire pleurer toutes les 5 minutes, que les décors soient aussi cheap ou que j'ai parfois eu l'impression de voir un deuxième Sweeney Todd (Helena Bonham Carter et Sacha Baron Cohen ont quasiment les mêmes rôles que dans le film de Burton). Oui, malgré tout ça, j'étais dedans.

 

Alors non, Les Misérables n'est pas une comédie musicale qui fera date dans l'histoire du 7ème art. On a vraiment l'impression de voir un film de commande sans grande inspiration, le plaisir résidant essentiellement dans la qualité de sa bande originale. Mais laissez-vous tenter si vous aimez le genre. Sait-on jamais, vous en sortirez peut-être tout juste satisfait.

 

 

 

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 08:50

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Colette, jeune veuve, est une républicaine, vivant à Belfast, avec sa mère et ses frères, de fervents activistes de l’IRA. Suite à son arrestation après un attentat avorté au cœur de Londres, Mac, un agent secret du MI5, lui offre le choix : passer 25 années en prison et ainsi perdre ce qu’elle a de plus cher, son fils, ou espionner sa propre famille. Elle décide de faire confiance à Mac, et retourne parmi les siens…

 

Encore une bande annonce trompeuse qui nous vend du suspense à gogo, un rythme effréné, de l'action & co. En vrai, Shadow Dancer est bien loin de tout ça. Au contraire, le rythme est extrêment lent. Marsh a davantage misé sur l'ambiance et la tension, en rendant les scènes choc très rares.

 

Le scénario n'a rien de bien original. Une terroriste irlandaise plus ou moins forcée se fait prendre lors d'une tentative d'attentat en plein Londres. Elle doit choisir entre la prison ou devenir une taupe du MI5, plus précisément celle de Mac (Clive Owen). Évidemment, elle opte pour la seconde option, essentiellement pour son petit garçon, seule lumière et mince espoir de sa vie.

 

James Marsh a su créer une ambiance particulièrement pesante. Shadow Dancer pue la détresse, la déprime, le stress et la paranoïa. Il doit beaucoup à son actrice principale, la trop méconnue Andrea Riseborough, que j'avais déjà remarqué dans W.E., le mauvais film de Madonna qui valait néanmoins le coup d'oeil pour son interpréation de femme forte (encore). Une vraie révélation qui se confirme. À ses côtés, on retrouve le plus connu Clive Owen, un agent qui s'attache un peu trop à sa taupe. Une prestation beaucoup moins convaincante que celle de sa collègue. La pseudo romance entre les deux personnages n'étant d'ailleurs absolument pas crédible.

 

Malgré son actrice et cette ambiance maîtrisée, je me suis beaucoup ennuyée devant Shadow Dancer ; au point qu'à l'arrivée de l'acte final, un peu plus enlevé, je m'étais déjà complètement désintéressée du film et de son histoire : "Ah. Mais pourquoi ils font ça ? Je comprends pas. Bon, tant pis.".

 

Shadow Dancer est donc un thriller mineur et inégal qu'on oublie très vite. Dommage au vu de ses qualités indéniables.

 

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 11:51

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Les derniers mois tumultueux du mandat du 16e Président des États-Unis. Dans une nation déchirée par la guerre civile et secouée par le vent du changement, Abraham Lincoln met tout en œuvre pour résoudre le conflit, unifier le pays et abolir l'esclavage. Cet homme doté d'une détermination et d'un courage moral exceptionnels va devoir faire des choix qui bouleverseront le destin des générations à venir.


Comme tout Spielberg, Lincoln a fait l’objet d’une attente démesurée, certains le proclamant « chef d’œuvre » avant même de l’avoir vu. C’est étonnant de constater comment le Monsieur parvient à conserver cette aura alors que ça fait quelques années, voire décennies, qu’il ne nous a pas sorti un très bon film. De mon côté, ça fait bien longtemps que je ne m’enthousiasme plus pour la sortie d’un film labellisé Spielberg. Lincoln, le projet qui lui tenait à cœur depuis tant d’années, ne faisant pas office d’exception.


Je suis au regret de vous annoncer que ce n’est pas ce nouveau film qui va venir inverser la tendance. Le meilleur conseil que je peux vous donner si vous vous obstinez à vouloir découvrir Lincoln, c’est de prévoir duvet et oreiller pour la séance ou d’anticiper en buvant trois cafés.


Notre bon vieux Steven est bien sûr bien loin du zéro pointé, il livre un film parfaitement mis en scène et magnifiquement interprété (au moment où nous parlons, Daniel Day-Lewis est en train de faire une petite place sur son étagère à trophées pour y loger son Oscar 2013) mais, pour être tout à fait honnête, qu’est-ce qu’on s’emmerde…


La raison la plus évidente pour expliquer cet ennui c’est évidemment le manque d’action. 2h30 de blabla, c’est long, très long, surtout quand le sujet ne nous parle pas à nous, pauvres petits spectateurs français. . Si les films retraçant l’Histoire d’autres pays ont déjà pu nous captiver par le passé, le sujet approché par Spielberg est certainement trop pointu et trop national pour parler à tous (petit cours d’histoire, Lincoln était un président américain qui s’est notamment battu contre l’esclavage et le racisme).


Mon jugement peut paraître un peu sévère tant Lincoln est une réussite sur bien des niveaux. Spielberg nous prouve qu’il a encore des idées à travers de très jolies scènes mais on se demande un peu où est passé le conteur de notre enfance. Le cinéma ne doit-il pas avant tout nous raconter des histoires ? 



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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 19:30

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Un shérif américain vivant prêt de la frontière mexicaine tente d'arrêter le chef d'un cartel de drogues avant que celui-ci ne s'échappe à Mexico.

 

Il l'avait promis, il l'a fait. Schwarzy is back ! Et la star des années 80 ne s'est pas accompagné de n'importe qui pour faire son grand retour. Aux manettes de ce come-back fracassant, Kim Jee-woon, le réalisateur de mon meilleur film de 2011 J'ai rencontré le diable et des non moins connus 2 soeurs, A bittersweet life et Le bon, la brute et le cinglé.

 

Une association un peu surprenante mais payante puisque Le Dernier rempart remplit aisément son contrat de divertissement bourrin.

 

Il m'aura pourtant fallu un moment pour adhérer au film qui prend son temps pour réellement démarrer et assumer son millième degré. Néanmoins, durant cette première partie longuette, vous pourrez admirer la mise en scène de Jee-woon, reconnaître quelques têtes déjà vues ici ou là (Rodrigo Santoro, le BG de Love Actually, Zach Gilford, l'émouvant Matt Saracen de l'excellente série Friday Night Lights ou Peter Stormare qui s'amuse à jouer le bad boy un peu partout) et, bien sûr, savourer vos retrouvailles avec Arnold dont le non-talent n'a pas pris une ride, contrairement à son visage.

 

Et puis vient ce moment où la machine s'emballe, où on comprend qu'à partir de maintenant, on peut franchement rire de tout ce qu'il se passe à l'écran. Le scénario qui tient sur une feuille à rouler ? Le méchant à deux euros ? La mort un peu pourrie et tire-larmes d'un des personnages ? Oui, tout était prévu pour nous servir un nanar de qualité qui atteint son summum lors de la micro-fusillade dans la petite ville de Schwarzy.

 

Non, je n'ai pas encore trouvé mon J'ai rencontré le diable de 2013 mais Kim Jee-woon prouve qu'il gère tout aussi bien le nanar que le chef d'oeuvre. Et puis un gros merci à Schwarzy d'avoir tenu sa promesse. Le Dernier rempart, film le plus fun de ce début d'année 2013.

 

 

 

 

Et en bonus, la sortie de projo d'Après la séance où mes amis blogueurs et moi-même donnons notre avis à chaud.

 

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 19:00

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Youngjak est le secrétaire de Madame Baek, dirigeante d’un puissant empire industriel coréen. Il est chargé de s’occuper des affaires privées de cette famille à la morale douteuse. Pris dans une spirale de domination et de secrets, perdu entre ses principes et la possibilité de gravir rapidement les échelons vers une vie plus confortable, Youngjak devra choisir son camp, afin de survivre dans cet univers où argent, sexe et pouvoir sont rois…


C’est absolument sans aucun à priori et sans savoir de quoi ça causait que j’ai été découvrir L’ivresse de l’argent, un thriller du coréen Im Sang-Soo présenté en compétition au dernier Festival de Cannes. Le plus souvent, c’est dans ces conditions que j’arrive à apprécier pleinement un film, l’effet de surprise aidant fortement.

 

Malheureusement, le coup de coeur surprise tant espéré n’a pas pointé le bout de son nez lors de la projection. Au contraire, j’ai très vite compris que ça allait être compliqué de regarder le film dans son intégralité.

 

Pourtant, on ne peut pas reprocher à Im Sang-Soo d’avoir bâclé le boulot. Le film est beau, travaillé et bénéficie d’une photo soignée. C'est plutôt joli à regarder quoi. Quel gâchi de mettre cet esthétique réussie au service d’un scénario si pauvre voire ridicule qui nous fait penser à un Amour, Gloire & Beauté à la sauce soja.

 

Attention à ne pas vous fier à l’affiche envoutante et au petit logo du Festival de Cannes qu’on peut apercevoir dessus. C’est un PIEGE, courez !!!

 

 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 13:20

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La vie réserve parfois quelques surprises… Pat Solatano a tout perdu : sa maison, son travail et sa femme. Il se retrouve même dans l’obligation d’emménager chez ses parents. Malgré tout, Pat affiche un optimisme à toute épreuve et est déterminé à se reconstruire et à renouer avec son ex-femme.
Rapidement, il rencontre Tiffany, une jolie jeune femme ayant eu un parcours mouvementé. Tiffany se propose d’aider Pat à reconquérir sa femme, à condition qu’il lui rende un service en retour. Un lien inattendu commence à se former entre eux et, ensemble, ils vont essayer de reprendre en main leurs vies respectives.


« La thérapie du bonheur », ce petit film américain qui fait tellement parler de lui depuis quelques mois et qui vient de rafler un nombre non négligeable de nominations aux Oscars 2013 est-il vraiment la pépite attendue ou juste une énième incrust’ signée Weinstein ?


Fait notable, j’ai « vu » deux fois Happiness Therapy. La première fois, j’étais persuadée de m’être profondément endormie dès les premières minutes. Pensant que mon état de fatigue avancé de ce jour-là était à 99,9% responsable de ce moment d’égarement particulièrement gênant, j’ai voulu donner une deuxième chance au film de David O. Russell. C’est là que j’ai compris que je n’avais pas véritablement dormi la première fois et que j’avais presque tout vu… Le film est simplement long et pénible.


Il est incontestablement très américain aussi. Sans doute un élément à prendre en compte pour expliquer ce manque évident d’intérêt ressenti pendant 2 heures.


Autre problème notable, je serais bien incapable de vous dire s’il s’agit d’une comédie, d’une dramédie ou d’une romcom. Le film navigue d’un genre à l’autre sans jamais réussir à accorder ses violons. Si certains ont pu trouver la fin terriblement cliché, je dois vous avouer que c’est de loin ce que j’ai préféré dans le film. La danse + la lettre ont fait chavirer mon petit cœur de romantique malgré le fait que Bradley Cooper ne me fait absolument pas rêver.


Il y a quelques mois, je disais justement qu’il n’était pas capable d’assumer un premier rôle (souvenez-vous du mauvais Limitless). Je confirme. Syndrome Orlando Bloom en puissance et ce n’est pas ces multiples nominations pour ce rôle de bipolaire en quête de stabilité qui me feront changer d’avis. Les autres acteurs sont par contre impeccables. Faut-il vraiment parler de De Niro ? Non. Côté sexe fort (je parle des femmes, évidemment) Jacki Weaver et Jennifer Lawrence sont parfaites. De là à leur offrir des Oscars ? Peut-être pas.


Happiness Therapy c’est donc beaucoup de bruit pour pas grand-chose. Un film trop long, trop américain, trop criard qui n’a réussi à éveiller ma curiosité que dans ses 15 dernières minutes. On repassera pour la dose de bonheur.


Une imposture by The Weinstein Company.



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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 16:22

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Dans les rues qu'on croyait tranquilles, un tueur en série en quête de scalps se remet en chasse. Frank est le timide propriétaire d'une boutique de mannequins. Sa vie prend un nouveau tournant quand Anna, une jeune artiste, vient lui demander de l'aide pour sa nouvelle exposition. Alors que leurs liens se font plus forts, Frank commence à développer une véritable obsession pour la jeune fille. Au point de donner libre cours à une pulsion trop longtemps réfrénée - celle qui le pousse à traquer pour tuer.


Que l’année 2012 fut pauvre en termes de frissons et d’épouvante… Maniac aurait pu/dû remonter le niveau en sortant en fin d’année mais Warner en a décidé autrement, repoussant sa date de sortie à ce 2 janvier 2013. Tant pis pour 2012, tant mieux pour 2013 qui commence donc sur les chapeaux de roues !


Car oui, Maniac est réussi. Ceux qui vous diront que l’original de Lustig est bien plus fort et troublant ont peut-être raison. Je n’en sais rien. Je ne l’ai pas vu. Et oui, on en a assez de tous ces remakes qui nous font croire qu’Hollywood n’a plus aucunes idées originales et qui prouvent que la mode n’est pas à la prise de risque.


Ceci étant dit, Maniac reste une des exceptions, un remake qui se distingue de l’original en choisissant Elijah Wood comme héros-psychopathe et en étant tourné presque intégralement en caméra subjective. Un choix risqué mais récompensé par le malaise ressenti par le spectateur.


Pour avoir déjà vu le film deux fois en un peu plus de 6 mois, je peux vous dire qu’il reste efficace après le premier visionnage, même si on perd l’effet de surprise. L’ambiance glauque, les scènes gores, la musique douce en contraste complet avec les images, tout fonctionne. Ce qui fait de ce Maniac nouvelle génération le film d’horreur le plus savoureux de ces derniers mois.


Attention tout de même à celles qui ont le cuir chevelu sensible, ça pique un peu. 

 



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