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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 10:00

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Au lycée où il vient d’arriver, on trouve Charlie bizarre. Sa sensibilité et ses goûts sont en décalage avec ceux de ses camarades de classe. Pour son prof de Lettres, c’est sans doute un prodige, pour les autres, c’est juste un "loser". En attendant, il reste en marge - jusqu’au jour où deux terminales, Patrick et la jolie Sam, le prennent sous leur aile. 

 

Un peu moins d’un mois après avoir découvert ceux de Ralph, le public français est invité à visiter un nouveau monde, celui de Charlie. Non, je ne parle pas de la chocolaterie. En fait, Le Monde de Charlie est à mille lieux de ceux de sucreries de Roald Dahl et de Sugar Rush. Et c’est tant mieux.

 

Charlie n’est pas un « teen » normal, on croit vite comprendre pourquoi. Quand il fait son entrée au lycée, il parvient à trouver sa place aux côtés des autres « freaks » du bahut, à savoir Sam/Emma Watson, la fille facile qui essaye de se trouver une nouvelle virginité et Patrick/Ezra Miller, la grande folle qui vit une histoire secrète avec la star du lycée. Ces amitiés naissantes et fragiles permettront à Charlie de grandir et évoluer.

 

D’abord, sachez-le, Le Monde de Charlie n’est pas un teen movie classique. Ce n’est pas le film que vous pouvez regarder à 1 heure du mat’ pour vous reposer le cerveau et vous aider à vous endormir paisiblement. Vous ressortirez de la salle sans doute un peu déprimé et secoué par le film. La bonne nouvelle c’est que ça passera et qu’il ne vous restera, à priori, que du positif. Parce que Charlie nous donne avant tout une belle leçon de vie.

 

La réussite du film repose sur son trio de jeunes acteurs tous très bien choisis. Ezra Miller et son charisme implacable pour un digne héritier de Tim Curry, Emma Watson et son petit minois dont tous les garçons tombent amoureux, et Logan Lerman en jeune ado discret et perturbé si attachant. On ajoute à ça une bande originale des plus efficaces (à vous de juger ici), une bonne dose d’humour (oui, quand même, le but n’est pas de chercher un pont à la sortie de la séance) et cette mélancolie douce qui caractérise si bien le film. Le résultat, c’est un film étonnant, plus dur et touchant que ce à quoi on s’attendait et l’impression de revivre son adolescence.

 

Le Monde de Charlie, ou comment commencer 2013 sur une note d’espoir. We can be heroes !


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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 11:45

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Clyde et Stephanie Brenek ne voient pas de raison de s’inquiéter lorsque leur fille cadette Em devient étrangement obsédée par un petit coffre en bois acheté lors d’un vide grenier. Mais rapidement, son comportement devient de plus en plus agressif et le couple suspecte la présence d’une force malveillante autour d’eux. Ils découvrent alors que la boîte fut créée afin de contenir un Dibbuk, un esprit qui habite et dévore finalement son hôte humain.

 

 

On est à cette période de l’année où se souvenir de quel jour nous sommes est un défi en soi. Le foie gras, la bûche de Noël et le champagne sont passés par là et ont tendance à nous rendre un peu groggy. J’ai donc une info importante pour vous : nous sommes le 26 décembre 2012, c’est un mercredi, et comme tous les mercredis de l’année, il y a des nouveaux films qui sortent en salle. Et bien oui !


Parmi eux, Possédée, un film d’épouvante américain d’Ole Bornedal (Le veilleur de nuit, ça vous dit peut-être quelque chose) qui raconte comment une adolescente parfaite en tout point se transforme peu à peu en petite peste flippante sous les yeux étonnés de sa famille. Rien de bien nouveau côté scénario, on a le droit à notre film possession/exorcisme au moins une fois par an... Bornedal a essayé de se démarquer avec un montage brutal, censé mettre le spectateur mal à l’aise. Je dis bien « essayer » parce que ça ne marche absolument pas et la seule chose qu'il en ressort c’est des haussements de sourcils WTF.


Le plus gênant dans l’histoire, c’est qu’on n’a jamais peur. Les scènes d’épouvante à proprement parler sont finalement peu nombreuses et pas terrifiantes pour un sou. Je pense surtout à la scène de la boîte VS l’instit’, qu’on dirait tout droit sorti d’un épisode de Chair de poule.


Possédée aura au moins eu le mérite de me faire rire à 2 ou 3 reprises. Vous pourrez vous amuser devant les piètres performances de ses acteurs, notamment  Jeffrey Dean Morgan, l’éternel charmeur de Grey’s Anatomy et P.S. I love you à qui on a refilé des lunettes pour lui créer une crédibilité de père de famille sérieux. Et puis vous rirez devant le rabbin qui réclame un bisou au démon (non en fait, le nom du démon est Abyzou, mais ça sonne comme « un bisou », là, je suis persuadée que vous ne comprenez pas la blague, c’est ce qu’on appelle un moment de solitude).


Bref, vous l’aurez compris, si vous avez oublié qu’on est mercredi et qu’il y a des nouveaux films au ciné du coin, c’est peut-être pas si grave.


 

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 11:01

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Dans le monde conventionnel des ours, il est mal vu de se lier d’amitié avec une souris. Et pourtant, Ernest, gros ours marginal, clown et musicien, va accueillir chez lui la petite Célestine, une orpheline qui a fui le monde souterrain des rongeurs. Ces deux solitaires vont se soutenir et se réconforter, et bousculer ainsi l’ordre établi.

 

Je reviendrai certainement dans quelques semaines avec un Top animé, complètement justifié vu cette année folle pour l'animation mondiale, mais nous sommes là pour parler d'une petite souris et d'un grand ours donc je vais pas trop m'éterniser sur mon planning.

J'étais inquiète en entrant dans la salle tout à l'heure. Malgré les excellents retours que j'ai eu sur le film, j'avais franchement peur de m'ennuyer. Et puis, tous ces enfants de moins de 6 ans partout dans la salle, ça a accéléré mon rythme cardiaque.

Bien heureusement, dès les premiers instants, on se laisse charmer par ce merveilleux conte. Dans un premier temps par la mise en scène intelligente (la première scène en est un bel exemple) et évidemment par ces dessins à la fois simples et efficaces aux jolies couleurs pastels. Et comme si ça ne suffisait pas à Benjamin Renner de faire un film incroyablement beau, il nous sort une histoire drôle, émouvante, riche et surtout si juste sur les rapports humains. Le film parvient à être classique et moderne en même temps, un petit miracle qui permet aux enfants comme aux adultes d'être conquis. C'est un quasi sans faute.

En fait, j'ai envie d'arrêter d'écrire pour vous conseiller d'aller faire une petit tour sur le blog du metteur en scène Benjamin Renner, qui revient sur toutes les étapes importantes de la réalisation de ce film. C'est très bien expliqué et pas chiant du tout. Un vrai petit bonheur. Hop, par là : http://reineke.canalblog.com/.

Ernest et Célestine, c'est ma dernière vision animée de l'année et une nouvelle petite pépite. 2012 restera sans nul doute une très belle année pour le cinéma d'animation et la France peut se vanter d'y avoir grandement participé.

 


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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 10:01

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Après une enfance passée à Pondichéry en Inde, Pi Patel, 17 ans, embarque avec sa famille pour le Canada où l’attend une nouvelle vie. Mais son destin est bouleversé par le naufrage spectaculaire du cargo en pleine mer. Il se retrouve seul survivant à bord d'un canot de sauvetage. Seul, ou presque... 


Près d'un mois que j'ai découvert et redécouvert L'Odyssée de Pi et je n'avais pas encore pris le temps de vous en parler. Ce n'est pas qu'il m'ait laissé indifférente, bien au contraire. Il faut du temps pour digérer le nouveau film d'Ang Lee.

Difficile de vous parler de l'histoire de Pi sans trop vous en dire... Comme vous le savez sans doute, il s'agit de l'adaptation d'un livre pour enfants du canadien Yann Martel, qui conte la vie d'un jeune indien ayant grandi dans un zoo de Pondichéry et qui, pour des raisons budgétaires, va devoir migrer vers le Canada avec ses parents et son frère, de deux ans son aîné. Malheureusement, le cargo va sombrer en mer, et il va vite se retrouver seul dans un canot de sauvetage avec pour seule compagnie Richard Parker, le tigre du zoo, qui n'est pas franchement amical (c'est un tigre en même temps). Le film raconte en grande partie comment Pi et Richard Parker vont réussir à cohabiter et survivre durant 227 jours en pleine mer.

J'imagine que là, vous vous dîtes que sur un film de plus de 2h, ça doit quand même être bien chiant. Sans trop vous mentir, oui, il y a des longueurs, mais elles sont totalement justifiées, le but étant de nous identifier un maximum à la situation du héros et à son sentiment de solitude. Et puis Ang Lee n'est pas n'importe qui, même l'ennui est captivant avec lui. Il est parvenu à faire des merveilles visuelles avec ce bouquin que beaucoup qualifiaient d'inadaptable.

L'Odyssée de Pi c'est d'abord un film qui s'admire formellement parlant, tant les images sont incroyables et la 3D bluffante (une des plus belles jamais vues). Pendant la première moitié du film, j'ai pensé que seul le visuel allait me toucher. Quand les premières larmes ont coulé, j'ai compris que je m'étais plantée, que Pi raconte en fait énormément de choses sur l'humain, la nature, la foi, que c'est un film qu'on peut regarder 100 fois en ne le vivant jamais de la même façon. 

Ang Lee nous a offert plus qu'un film. C'est une expérience cinématographique qui se vit plus qu'elle ne doit être racontée. Une claque, un chef d'oeuvre, un indispensable. La fin du monde c'est dans deux jours, allez-y avant. 



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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 13:44

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Dans UN VOYAGE INATTENDU, Bilbon Sacquet cherche à reprendre le Royaume perdu des Nains d'Erebor, conquis par le redoutable dragon Smaug. Alors qu'il croise par hasard la route du magicien Gandalf le Gris, Bilbon rejoint une bande de 13 nains dont le chef n'est autre que le légendaire guerrier Thorin Écu-de-Chêne. Leur périple les conduit au cœur du Pays Sauvage, où ils devront affronter des Gobelins, des Orques, des Ouargues meurtriers, des Araignées géantes, des Métamorphes et des Sorciers…


Je n’ai pas lu le livre Bilbo le Hobbit et je ne suis pas une fanatique de la trilogie Le Seigneur des Anneaux, même si j’ai pris beaucoup de plaisir à la regarder 2 ou 3 fois. Je suis donc allée voir le premier volet de The Hobbit avec plein d’espoir dans mon petit cœur mais pas non plus trop d’attente, souvent synonyme de désillusion. Juste ce qu’il faut d’enthousiasme pour pouvoir accueillir le film comme il se doit.

 

Avant de vous donner mon avis, reprenons les choses dans l’ordre. The Hobbit est donc un préquel du Seigneur des Anneaux, qui nous raconte la belle aventure de Bilbo, l’oncle de Frodon (Elijah Wood), joué par Ian Holm dans le SDA, et principalement par Martin Freeman dans cette nouvelle trilogie. Bilbo le Hobbit est un livre assez court écrit par Tolkien pour ses enfants. Ce qui implique plus d’humour, plus de légèreté et surtout moins d’enjeux dramatiques que dans les 3 pavés du SDA. Alors que Frodon devait sauver la Terre du Milieu, Bilbo doit « seulement » aider des nains à retrouver leur foyer.

 

Donc très bien, nous ne venons pas pour voir la même chose sauf que, évidemment, la comparaison est inévitable. Même homme derrière la caméra, mêmes bouilles devant, comment ne pas comparer ? Surtout qu’Un voyage inattendu ressemble étrangement à La communauté de l’anneau dans sa construction narrative. Bien malheureusement, comme dit plus haut, l’histoire est quand même moins emballante tout comme les personnages et l’ambiance. The Hobbit c’est du sous-SDA, un espèce d’épisode de Noël ou un très bon bonus.

 

Je me relis et je me dis que je suis quand même un peu dur, ce n’est pas parce que je me suis ennuyée pendant la première heure et demie que je dois enfoncer le film, surtout que j’ai relativement bien aimé dans l’ensemble. Très sincèrement, on est bien content de revoir les tronches de Frodon, Galadriel, Gollum (meilleure scène du film), Gandalf & co. La réalisation de Mr Jackson est toujours aussi bluffante (la scène de bataille des géants de pierre : WAOUH) et à partir de la visite de notre nouvelle communauté à Foncomble, on passe même un très bon moment en compagnie de tous ces petits nains.

 

Mais voilà, il n'empêche qu'on sort de la salle partagé en se disant qu’on aurait vraiment aimé voir The Hobbit avant Le Seigneur des Anneaux pour l’apprécier davantage. Et on se demande bien ce qu’on va nous raconter dans les deux prochains films. Wait & See…

 

P.S. : pour info, je n’ai pas (encore) vu le film en 48 images par seconde.

 


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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 11:50

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Quand il reçoit un appel du shérif de Bornsville lui annonçant que le cercueil de Pamela Rose a été volé, l’agent Douglas Riper voit là une occasion de renouer les liens avec son ancien coéquipier Richard Bullit. Un ex-ami avec lequel il est brouillé, depuis des années, suite à une fâcheuse histoire de femme et de Fuego. Les deux anciennes gloires du FBI, devenus des purs has been, se retrouvent donc pour enquêter sur cette profanation, sans savoir qu’ils sont en réalité attirés dans un piège par un homme qui leur en veut beaucoup. Sans se douter non plus qu’ils seront bientôt les seuls à être au courant que la présidente des Etats-Unis of America est sur le point d’être assassinée. Rien que ça…


Fans de la première heure de Kad et O, ma critique n'est pas pour vous ! Je suis complètement inculte en termes de Kamoulox et autres spécialités du duo, ces quelques lignes ne seront donc pas référencées. J’ai dû tomber 3 ou 4 fois sur La Grosse émission sur Comédie ! étant ado et je n’ai pas vu le premier Mais qui a tué Pamela Rose ?. C’est donc vierge de toute appréhension (positive ou négative) que je suis allée découvrir Mais qui a retué Pamela Rose ?.


S’il y a des amis de l’humour fin, c’est pareil, je vous engage à cliquer sur la petite croix en haut à droite, ce film n’est absolument pas pour vous. Les blagues s’enchaînent sur un rythme d’une dizaine par minute et elles ne sont évidemment pas toutes drôles. Ce qui m’a un peu étonné, c’est les spectateurs qui gloussent à des instants totalement différents dans la salle. La morale, c’est qu’on a tous eu le droit à quelques moments de solitude mais surtout qu’il y en a à peu près pour tous les goûts en terme d’humour dans ce film (dans la catégorie humour lourd hein). Tandis que je riais à « Vous pouvez demander un avocat mayonnaise ou crevette » d’autres travaillaient leurs zygomatiques un peu plus tôt pour une blague de 2 minutes sur une porte qui ne veut pas se coincer. La magie du cinéma en somme.


Si vous pensez que Mais qui a retué Paméla Rose ? est la suite d’Intouchables en ayant aperçu Audrey Fleurot et Omar Sy sur l’affiche, vous pouvez, encore, passer votre chemin, même si la relation entre leurs personnages rappelle celle du film de Toledano et Nakache.


Bon,  je vais arrêter de faire mon Ruquier du samedi soir pour vous dire que, mine de rien, Mais qui a retué Pamela Rose ? est une bonne surprise hivernale, une dose de lol nécessaire entre tous ces films tire-larmes qui sortent cette fin d’année et que, même si il ne vous fera pas rire à tous les coups, vous pousserez au moins quelques éclats, ce qui est déjà un très beau score pour une comédie française. 

 

 

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 15:00

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Lorsqu’une partie de poker illégale est braquée, c’est tout le monde des bas-fonds de la pègre qui est menacé. Les caïds de la Mafia font appel à Jackie Cogan pour trouver les coupables. Mais entre des commanditaires indécis, des escrocs à la petite semaine, des assassins fatigués et ceux qui ont fomenté le coup, Cogan va avoir du mal à garder le contrôle d’une situation qui dégénère…

 

Présenté à Cannes en mai dernier, Killing them softly (titre original un poil plus court) avait divisé la critique. J'ai bien compris pourquoi en le découvrant il y a quelques jours. Un journaliste est venu dire un petit mot sur le film avant la projection. Il nous a rappelé quelque chose d'important : le réalisateur s'appelle Andrew Dominik. Celui-là même qui a réalisé, entre autre, L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, un film qui avait également divisé à sa sortie. On adorait ou on détestait. J'avais détesté.

Malheureusement, j'ai vite compris qu'il en serait de même pour Cogan. Je vais avoir beaucoup de mal à vous en parler, tout simplement parce que j'ai dormi pendant la bonne moitié du film. A savoir que je n'étais même pas particulièrement fatiguée et que je ne m'endors presque jamais au cinéma. Vous pouvez en conclure ce que vous voulez... (si vous n'arrivez vraiment pas à lire entre les lignes, ça veut dire que j'ai trouvé ça chiant)

Ce que j'ai vu entre deux micro siestes, c'est un film très bavard dans lequel il ne se passe pas grand chose avec un Brad Pitt pas franchement transcendant. La mise en scène était plutôt intéressante, il y a plusieurs scènes qui retiennent notre attention, notamment celles avec de la violence (plus dynamiques du coup). Mais ça n'a pas vraiment suffi à me sortir de ma somnolence, malgré une lutte acharnée menée contre mes paupières tombantes (je leur accorde la victoire par KO). 

Andrew Dominik, c'est visiblement un style qui ne me plait pas et une mise en scène qui m'ennuie énormément. C'est évidemment très personnel et subjectif. Je pense que, comme pour Jesse James, ce sera tout ou rien. A vous de voir si vous voulez parier dessus. Dites-vous, qu'au pire, il ne dure que 1h30 (quand Jesse James faisait 2h40). Bon film ou bonne sieste (rayer la mention inutile).

 

 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 13:50

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Depuis que Charlie n’est plus là, la vie de Boris, Elie et Maxime a volé en éclats. Ces trois hommes que tout sépare avaient pour Charlie un amour singulier. Elle était leur sœur, la femme de leur vie ou leur pote, c’était selon. Sauf que Charlie est morte et que ça, ni Boris, homme d’affaires accompli, ni Elie, scénariste noctambule et ni Maxime, 20 ans toujours dans les jupes de maman, ne savent comment y faire face. Mais parce qu’elle le leur avait demandé, ils décident sur un coup de tête de faire ce voyage ensemble, direction la Corse et cette maison que Charlie aimait tant.


J’avais aperçu quelques affiches dans le métro, vu les têtes de Demaison et Duvauchelle, je m'étais dit « encore une comédie française pourrie » et puis, au cours d’une conversation, une personne mystère m’a donné envie de m’attarder un peu plus sur ce film. Je suis rentrée, j'ai regardé la bande annonce et je me suis décidée à aller le voir le lendemain.


Même si il est différent, Comme des frères m’a rappelé la découverte Les Adoptés l’an passé, le premier film de Mélanie Laurent en tant que réalisatrice. Même coup de poing, même coup de cœur. Ce sont tous les deux des premiers films émouvants, sincères et prometteurs.

Tout comme avait su le faire Mélanie Laurent, Hugo Gélin arrive à allier humour et émotion. On rit et on pleure beaucoup devant Comme des frères.


J’ai pourtant eu du mal à rentrer dans cette histoire de deuil et d’amitié. Mais, les flashbacks aidant, on arrive à s’attacher aux trois personnages principaux et à croire à cette histoire qui sonne si juste.


Le film a aussi été l’occasion pour moi de vraiment découvrir Pierre Niney, le petit jeune de la bande, un mini Louis Garrel amélioré qui est mon chouchou pour le César du meilleur espoir (même si je ne vois pas trop comment il pourrait échapper au belge Matthias Schoenaerts).


Malgré tout, on peut reprocher quelques petites choses à Hugo Gélin. D’avoir cédé à trop de facilités comme la surexploitation des chansons de Revolver (bien que magnifiques) ou le destin un peu trop évident de deux personnages.


Mais je vais arrêter tout de suite de faire la fine bouche et vous encourager très fortement à aller remplir les salles pour ce film qui mérite un beau succès.

 


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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 09:45

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Printemps 1958. Rose Pamphyle, 21 ans, vit avec son père, veuf bourru qui tient le bazar d’un petit village normand. Elle doit épouser le fils du garagiste et est promise au destin d’une femme au foyer docile et appliquée. Mais Rose ne veut pas de cette vie. Elle part pour Lisieux où Louis Echard, 36 ans, patron charismatique d’un cabinet d’assurance, cherche une secrétaire. L’entretien d’embauche est un fiasco. Mais Rose a un don : elle tape à la machine à écrire à une vitesse vertigineuse. La jeune femme réveille malgré elle le sportif ambitieux qui sommeille en Louis… Si elle veut le poste, elle devra participer à des concours de vitesse dactylographique.


Populaire aura-t-il le même succès qu’Intouchables, auquel on ne cesse de le rattacher (principalement parce qu’il a réussi à décrocher tous les labels, comme le film de Nakache et Toledano l’an passé) ? Ce serait étonnant vu qu’il vise bien moins large en s’enfermant dans la catégorie comédie romantique (contre comédie pure teintée de drame pour Intouchables).


Néanmoins, ce serait dommage de le bouder. Populaire, à défaut d’être le nouveau phénomène français, est plutôt plaisant à regarder et on se prend au jeu de ces concours absurdes de dactylographie dans les années 50.


Si vous résisterez sans trop de mal au charme de Romain Duris, pas forcément à son apogée, vous craquerez sans nul doute pour Déborah François, l’espoir féminin 2009 pour le merveilleux film de Rémi Bezançon Le premier jour du reste de ta vie, à qui on s’attache et on s’identifie dès les premières minutes du film. Son personnage, féministe, maladroit et romantique, est en quelque sorte une Bridget Jones française des fifties.


Si Populaire doit sa réussite en grande partie à son interprète principale, on peut quand même féliciter Régis Roinsart pour le rythme et l’humour qu’il a su insuffler dans son premier long métrage. On rit rarement aux éclats mais le sourire est présent sur les 1h50 de film.


En cette période de fête, offrez-vous Populaire, moment détenteet petit plaisir coupable pré-fêtes. J’avoue avoir déjà envie de le revoir, et c'est toujours bon signe.



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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 18:37

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Tout a commencé lorsque les caméscopes ont remplacé les caméras. Faire de la télé devenait alors à la portée de tous. Jean-Lou, Yasmina, Victor, Clara, Adonis et les autres ne voulaient pas seulement créer leur propre chaîne de télé, ils voulaient surtout faire la révolution. Ainsi naquit Télé Gaucho, aussi anarchiste et provocatrice que les grandes chaînes étaient jugées conformistes et réactionnaires. Cinq années de grands foutoirs, de manifs musclées en émetteur pirate, de soirées de beuveries en amours contrariées... et ce fut ma parenthèse enchantée.

 

Télé Gaucho c'est un film que j'ai été découvrir sans à priori, sans connaître son sujet et son genre. J'avais raté Le Nom des gens, du même Michel Leclerc en 2010, couronné par le César surprise de la meilleure actrice début 2011 pour Sara Forestier et celui un peu plus attendu du meilleur scénario orignal.

C'est donc plein de confiance et avec un casting "in" que Leclerc revient en cette fin d'année 2012 nous présenter son Télé Gaucho, une nouvelle comédie politique, cette fois dans le Paris des années 90.

Bien heureusement, Télé Gaucho n'est pas qu'un film sur la politique et se moque de tous les partis même si on s'attache forcément un peu plus à la petite bande de gauchistes emmenée par les personnages d'Elmosnino et Maïwenn.

Avant tout, le film de Leclerc reste une comédie grâce à laquelle on rit beaucoup et qui se permet même le luxe d'être décalée (en France ça reste rare), notamment avec cette fabuleuse scène qui revient sur le bécotage dans les salles de cinéma, devenu difficile de nos jours à cause des lunettes 3D.
Télé Gaucho est assurément drôle mais parvient aussi à nous émouvoir par le biais de la jolie relation qui se tisse entre Clara et le héros Victor (Sara Forestier et Félix Moati).

La direction des acteurs, que je ne considère pas tous bons à la base, est un des autres défis ardus relevé par Leclerc. Maïwenn douée devant la caméra, Félix Moati nouvel espoir et Sara Forestier si attachante, qui l'eût cru ?

Malheureseument il y a un mais qui vient entacher cette belle rencontre cinématographique : des longueurs (le film dure quand même 1h50) et une fin vraiment bâclée qui ne nous laisse pas vraiment le temps de dire au revoir à tous ces personnages attachants.

Télé Gaucho n'est peut-être pas la comédie de l'année mais vous fera assurément passer un très bon moment. Essentiel pour bien débuter l'hiver.

 

 

 

 

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