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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 14:32

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Dans une salle d’arcade, Ralph la casse est le héros mal aimé d’un jeu des années 80. Son rôle est simple : il casse tout ! Pourtant il ne rêve que d’une chose, être aimé de tous… Vanellope Van Schweetz quant à elle, évolue dans un jeu de course, fabriqué uniquement de sucreries. Son gros défaut : être une erreur de programme, ce qui lui vaut d’être interdite de course et rejetée de tous…

 

Des mois et des mois qu'on attendait ça : rencontrer Ralph et explorer ses mondes. A priori, c'était pas pour moi, la nana qui a jouée à 3 jeux vidéo dans toute sa vie et n'a jamais réussie à terminer Spyro 2, mais c'est du Disney de Noël, c'est quand même à ma portée de comprendre quelques blagues référencées.

Ce qui est assez étonnant, c'est que ce qui m'a le plus plu dans le film, c'est sa première partie, dans laquelle Ralph vadrouille et rencontre tout plein d'autres personnages de jeux vidéo. La scène la plus réussie est d'ailleurs celle que vous avez pu en partie découvrir dans la bande annonce, où nous découvrons Ralph à une réunion de méchants dépressifs.

Si je ne doute pas un seul instant que le film va plaire à sa cible, il risque d'un peu agacer les accompagnateurs. Je bloque rarement sur des détails et je suis relativement bon public, surtout en terme de film d'animation mais Les Mondes de Ralph transpire tellement le calcul et le placement de marques qu'on n'arrive absolument pas à rentrer dedans.
J'imagine un peu les réunions chez Disney il y a quelques années : "Bon les mecs, si on mettait un jeu moderne de baston futuriste pour titiller les petits garçons et un jeu tout rose avec plein de bonbons pour émerveiller les petites filles ? Et, JACKPOT, pour ce monde là, on trouve des partenariats pour en mettre plein la vue, genre on case des Oreo, des Carambars, des Dragibus, des Mentos partout partout ! Putain les mecs, on va se faire de la thuuuuune !!!!"

Bon, ne soyons pas naïfs, ça se passe souvent comme ça sauf que, normalement, Disney se débrouille un peu mieux pour cacher les ficelles. En essayant de rendre les personnages attachants, par exemple. Parce que ça m'étonnerait beaucoup que le très fade Ralph marque les esprits très longtemps. Quant à la petite Vanellope, même si un peu plus percutante, elle n'a pas le charme attachant d'une Bouh (Monstres & Cie), oui parce qu'elle parle beaucoup trop, en fait… Et la relation entre ces deux personnages ? Ben, pas vraiment attendrissante… Je vais même oser le dire : je me suis fait * bip bip* (pas le coyote, le gros mot).

Comme quoi, Disney n'a pas encore véritablement chassé ses vieux démons, et est encore tout à fait capable de pondre des films très moyens. Allez, attendons 10 ans pour avoir un nouveau Raiponce et essayons d'oublier rapidement ce très décevant Ralph.

 

 

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 15:10

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Danemark 1770. La passion secrète que voue la reine Caroline Mathilde au médecin du roi, l’influent Struensee, va changer à jamais le destin de la nation toute entière. Royal Affair relate une page capitale de l’histoire danoise, oubliée des manuels français. La relation amoureuse et intellectuelle entre Caroline Mathilde et Struensee, fortement influencée par les philosophes des Lumières, Rousseau et Voltaire en tête, conduira au renversement de l’ordre social établi, et annoncera les révolutions qui embraseront l’Europe vingt ans plus tard.

 

Pour moi qui ne connait absolument rien à l'Histoire du Danemark, Royal Affair a été une découverte. Alors comme ça, dans ce petit pays au Nord de l'Europe, patrie de La Petite Sirène, y'a eu une micro révolution avant la nôtre ? Et tout ça est parti d'une histoire d'amour interdite entre la Reine et le médecin de son mari, le roi Christian VII ? Incroyable mais vrai. Si vous êtes passionné d'Histoire, Royal Affair devrait faire votre bonheur tant il retrace bien ce passage si important et pourtant méconnu de l'Histoire danoise.

Royal Affair, c'est surtout la révélation de jeunes talents. Non, je ne parle évidemment pas du parfait Mads Mikkelsen, qui tient ici un des trois rôles principaux, et qui commence à avoir une bonne petite filmographie derrière lui mais d'Alicia Vikander et Mikkel Boe Folsgaard. La première est une jeune suédoise de 24 ans à la beauté discrète, qui sera également à l'affiche d'Anna Karenine en décembre. Le second est danois, encore moins connu que sa partenaire et a remporté le prix d'interprétation pour le rôle du roi Christian VII à Berlin. Je ne pense pas prendre beaucoup de risques en disant qu'on va tous les deux beaucoup les voir dans les années à venir.

L'ennui avec Royal Affair, c'est que le film a beau être passionnant de par son étonnant récit historique, il est vraiment trop long (2h20) et surtout bien trop classique dans sa mise en scène pour vraiment nous marquer. Ajoutons à ça l'alchimie inexistante entre Alicia Vikandeer et Mads Mikkelsen et certaines scènes vraiment ratées (la scène de bal par exemple) et on se retrouve avec un film tout juste moyen +, que vous serez content d'avoir vu pour sa pédagogie mais que vous n'achèterez certainement pas en DVD ou en Blu-Ray.

Vous pourrez apprécier à maintes reprises le joli grain de beauté derrière l'oreille droite d'Alicia Vikander, vous aurez le sentiment d'assister aux premiers pas cinématographiques d'un futur grand (Mikkel Boe Folsgaard) et vous admirerez Mads Mikkelsen avec une coupe longue mais, malheureusement, Royal Affair ne vous laissera pas beaucoup plus de souvenirs.

 

 

 

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 14:00

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Russie, 1874, la belle et ardente Anna Karénine jouit de tout ce à quoi ses contemporains aspirent : mariée à Karénine, un haut fonctionnaire du gouvernement à qui elle a donné un fils, elle a atteint un éminent statut social à Saint-Pétersbourg. À la réception d’une lettre de son incorrigible séducteur de frère Oblonski, la suppliant de venir l’aider à sauver son mariage avec Dolly, elle se rend à Moscou. Au cours de son voyage, elle rencontre la comtesse Vronski que son fils, un charmant officier de la cavalerie, vient accueillir à la gare. Quelques brefs échanges suffisent pour éveiller en Anna et Vronski une attirance mutuelle...

 

J'ai beaucoup de respect pour Joe Wright. Déjà parce qu'il a su adapter deux beaux romans (Orgueil et Préjugés, Reviens-moi) et aussi parce qu'il est un bon directeur d'acteurs (il arrive à transformer Keira Knightley en vraie actrice, c'est pas rien). Pour Anna Karenine, nouvelle adaptation d'un classique de la littérature et avec Keira Knightley dans le rôle titre, on était donc en droit de s'attendre à un nouveau miracle.

Honte à moi qui travaille dans l'édition, je n'ai pas (encore) lu le roman de Tolstoï, et je suis donc bien incapable de juger de l'adaptation qu'a pu en faire Joe Wright. Je vais donc me concentrer sur le film et le prendre juste pour ce qu'il est, sans pouvoir faire le moindre rapport avec le livre.

Anna Karenine est bien difficile à juger. Je suis admirative devant l'inventivité dont a fait preuve Joe Wright dans sa mise en scène, devant la beauté des costumes et de ce casting 28 étoiles (exceptée Keira Knightley qui, même quand elle est au top, a tendance à m'agacer) mais ce qui fait la force du film est aussi sa faiblesse. Ce parti pris dans la mise en scène met automatiquement une distance entre le spectateur et l'histoire, dans laquelle il ne rentre jamais vraiment.

La démonstration, aussi plaisante pour nos yeux soit-elle, n'atteint pas notre coeur de cinéphile. C'est comme si on tombait sur un vieux livre, en admirant ses enluminures d'époque, en sentant son odeur vieille de centaines d'années, sans jamais arriver à le lire. Terriblement frustrant.

 

 

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 13:00

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Ellison est un auteur de romans policiers inspirés de faits réels. Dans l’espoir d’écrire un nouveau livre à succès, il emménage avec sa famille dans une maison où les anciens propriétaires ont été retrouvés inexplicablement pendus. Ellison y découvre dans le grenier des bobines 8mm contenant les images de meurtres d’autres familles. Qui a filmé ces tueries et pour quelle raison ?

 

Et si on parlait frissons ? Les films d'horreur se font de plus en plus rare sur les écrans de cinéma français et la polémique qui a accompagné la sortie de Paranormal Activity 4 ne va certainement pas aider les salles françaises à soutenir la distribution de films de genre, malgré des scores intéressants au Box Office.

 

J'attendais énormément de ce Sinister, les retours étaient plutôt bons et la présence d'Ethan Hawke au générique m'avait pas mal rassuré. Pourtant, à la fin du film j'étais un peu agacée. Pas par le public de la salle, qui s'est presque tenu à carreau, mais bien par le film. Un beau gâchis.

 

Sinister est très efficace dans sa première heure. On doit cette réussite à trois points : son acteur (Ethan Hawke, un vrai acteur dans un film d'horreur, ça change), sa bande originale (extrêmement efficace et qui aide beaucoup à la construction de l'ambiance) et, le plus évident, les 5 vidéos que découvre le personnage principal, montrant le massacre de 5 familles à des époques différentes. Jusque là, tout va bien, on est dans le film et on se sent même mal à l'aise par moment. Malgré tous les clichés rassemblés dans ce film, ça fonctionne, essentiellement pour les 3 raisons citées plus haut.

 

Et puis BAM, Sinister prend le mauvais virage, celui du surnaturel. LA mauvaise idée qui débouche sur un dénouement ridicule, un peu comme Insidious il y a peu qui nous perdait dans sa dernière partie. Sans vous spoiler le film, il est évident qu'il y avait une meilleure fin à offrir aux spectateurs.

 

Sinister aurait pu être le frisson de l'année, il sera juste un film d'horreur décevant de plus.

 

 

 

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 13:45

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Les Cinq Légendes raconte l’aventure fantastique d’un groupe de héros, tous doués de pouvoirs extraordinaires. Lorsque Pitch, un esprit maléfique, décide de régner sur le monde, ces 5 légendes vont devoir, pour la première fois, unir leurs forces pour protéger les espoirs, les rêves et l’imagination de tous les enfants.


Si l'idée de base des Cinq Légendes me plaisait beaucoup, la bande annonce découverte il y a quelque temps avait un peu calmé mes ardeurs. Le héros ne me paraissait pas séduisant et le design de certains personnages non plus. 


Et pourtant... Les Cinq Légendes confirme que Disney-Pixar n'a qu'à bien se tenir, Dreamworks devient un sérieux concurrent. Après le très réussi Dragons en 2010, le studio créé, notamment, par Spielberg revient avec un film d'animation qualitativement épatant, capable de faire rêver petits et grands. 


A vrai dire, ça faisait bien longtemps qu'un film d'animation n'était pas parvenu à me faire retomber en enfance (il faut remonter jusqu'à Raiponce). J'avais un sourire collé au visage et des étoiles plein les yeux durant presque toute la durée du film. Presque parce que la fin est un peu décevante et clairement pas à la hauteur du reste. 


Mais passons sur ce tout petit défaut et sur la 3D inutile (à part pour les flocons de neige mais on nous l'a déjà fait 100 fois). Les Cinq Légendes est drôle (non mais vraiment, j'ai ri), kawaï (les "baby tooth" sont choupi), féérique (le terrier du Lapin de Pâques, le palais de la Fée des dents... des décors qui en mettent plein les mirettes), émouvant (la protection de l'innocence enfantine l'est forcément) avec des personnages complémentaires et attachants doublés à la perfection en V.O.


J'ai découvert Les Cinq Légendes il y a deux jours et j'ai déjà envie de le revoir. Ça aussi, ça ne m'arrive pas souvent. Meilleur film d'animation de l'année ? On n'en est pas loin. Attendons quand même Les Mondes de Ralph avant de se prononcer, qui a un peu la pression. 


 

 


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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 19:18

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Michaël, Nabil et Sylvain, trois trentenaires de Nanterre, débarquent à New York par surprise à l'occasion de l’anniversaire de Samia, leur amie d'enfance. C'est Gabrielle, elle aussi une amie de toujours qui a tout organisé. Les deux copines ont quitté leur cité depuis deux ans pour tenter leurs chances aux États-Unis.

 

Après le joli succès de Tout ce qui brille il y a deux ans, Géraldine Nakache et Hervé Mimran reviennent avec Nous York, qui n'est pas une suite contrairement à ce qu'on pourrait penser. Mêmes acteurs (Nakache, Bekhti, Payet), mêmes personnages issus de la banlieue parisienne, même ton... Nous York est finalement une fausse vraie suite qui devrait logiquement enchanter les amateurs de Tout ce qui brille.

 

J'avais apprécié Tout ce qui brille. Si Nous York s'en rapproche beaucoup sur plusieurs points, je suis un tout petit peu plus partagée ici. Il ne se passe pas grand chose pendant les deux premiers tiers du film et on ne comprend pas bien vers quoi on nous emmène, les cinq personnages principaux ne sont pas assez fouillés, on a du mal à s'attacher à eux et l'humour ne fait pas toujours mouche.

 

Et à côté de ça, on s'émeut plusieurs fois, on a le droit à plusieurs très belles scènes (notamment la reprise de New York New York) et tous les clichés sur la grosse pomme sont évités (merci).

 

Si le film peine à démarrer, il nous offre un final personnel et émouvant sur fond de rêve américain brisé.

 

 

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 09:00

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Le destin exceptionnel d’Ayrton Senna, ses réalisations sur et en dehors de la piste, sa quête de perfection et son statut mythique constituent le sujet de ce documentaire. Le film relate ses années légendaires de pilote de F1, de la saison 1984 à sa mort dix ans plus tard. Plus qu’un documentaire destiné aux fans de courses automobiles, SENNA s’affranchit des conventions du genre pour privilégier une approche cinématographique. Le film recourt abondamment à des images pour la plupart inédites, extraites des archives de la Formule 1.


Je ne me serais jamais retrouvée devant ce documentaire sans mon frère, ce fan de sport trentenaire qui a eu la merveilleuse idée d'acheter le Blu-ray et de me forcer à le regarder. La F1 j'y connais strictement rien. Senna, ça me dit vaguement quelque chose. Prost, un tout petit peu plus (sans doute parce qu'il est français). J'ai mis le DVD dans le lecteur en faisant autre chose à côté. Je me suis dit "c'est bon, comme ça je pourrais lui rendre et dire que je l'ai vu". 

Ce que j'avais pas prévu, c'est que ça allait me plaire, que j'allais arrêter de me mettre du vernis, de jouer avec mon iPhone et de regarder mes voisins par la fenêtre au bout des 5 premières minutes. Je vais oser le dire : Senna, c'est le meilleur documentaire que j'ai vu, à la fois très prenant et extrêmement émouvant, bien meilleur que n'importe quel biopic.


C'est assez étonnant de voir toutes les images qu'a pu récupérer le réalisateur dans les archives. Celles des courses ne sont certainement pas très dures à dénicher, certes, mais il y a énormément de passages qui montrent les coulisses de ces courses. Le film ne parle pas que du sportif, mais aussi du brésilien, devenu héros de son pays à un moment difficile. 


Senna est un vibrant hommage rendu à une star du sport moderne, disparu bien trop tôt dans des circonstances tragiques. Les BAFTA (l'équivalent des Oscars au Royaume Uni) ne s'y sont pas trompés en lui décernant le prix du meilleur documentaire récemment. Rendez-vous service : regardez-le.


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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 17:00

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Le fils Courge vit au cœur de la forêt, élevé par son père, un colosse tyrannique qui y règne en maître et lui interdit d'en sortir. Ignorant tout de la société des hommes, le garçon grandit en sauvage, avec pour seuls compagnons les fantômes placides qui hantent la forêt. Jusqu’au jour où il sera obligé de se rendre au village le plus proche et fera la rencontre de la jeune Manon…


Par ce dimanche après-midi d'octobre assez ensoleillé, je me suis rendue à l'UGC Bercy pour l'avant-première du Jour des Corneilles. Une bonne partie de l'équipe est présente pour présenter le film. Ils ne sont pas très bavards. On sent l'émotion à l'évocation de Claude Chabrol, qui prête sa voix à un personnage du film et a soutenu le projet. La présentation est timide mais très sincère, on ressent l'amour de l'équipe pour son film. 


Premier film de son réalisateur, Le Jour des Corneilles dégage pourtant une certaine expérience et beaucoup de maturité. Il faut dire que son sujet n'est pas forcément facile d'accès. Si l'amitié entre Manon et le fils Courge amusera les petits, les grands seront plus réceptifs à la relation père-fils et l'évolution du héros, finement développées.


L'animation très old school (et réussie) rajoute un peu plus de mélancolie à une histoire qui n'en manquait pourtant pas. Le film est plein d'espoir mais il m'a quand même mis un petit coup au moral (peut-être que l'effet dimanche/fin de week-end n'y est pas pour rien).


Il n'empêche qu'on a là un joli film d'animation made in France, qu'il n'y en a pas tant que ça, et que ce serait bien dommage de le bouder. Réservez 2 heures de week-end pluvieux pour aller le voir. Bon moment garanti. 


 

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 13:16

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Dans un futur proche, la Mafia a mis au point un système infaillible pour faire disparaître tous les témoins gênants. Elle expédie ses victimes dans le passé, à notre époque, où des tueurs d’un genre nouveau (les "Loopers") les éliminent. Un jour, l’un d’entre eux, Joe, découvre que la victime qu’il doit exécuter n’est autre que… lui-même, avec 20 ans de plus. La machine si bien huilée déraille…

 

Il y a quelques jours, je vous encourageais à aller voir Ted sans qu’il ne m’ait réellement plu. Principalement parce qu'il était le digne représentant du cinéma américain original. Aujourd’hui encore, je vais utiliser cet argument pour vous décider à bouger vos fesses pour découvrir Looper en salles. Comme l’a si bien dit Alexandre Poncet de Mad Movies jeudi soir, le cinéma américain proposait il y a 30 ans 80% de films originaux. Aujourd’hui, la tendance s’est clairement inversée et on attend chaque film n’étant pas un remake, une suite ou une adaptation comme le messie. Looper en est un !!!!! *Clap clap clap*


L'autre bonne nouvelle, c’est que le film de Rian Johnson m’a un peu plus convaincu que celui de Seth MacFarlane et que j'ai trouvé d’autres arguments pour booster votre motivation à sortir votre CB dans le cinéma du coin.


Il faut dire que Looper était peut-être plus fait pour moi. Même si je n’ai toujours pas changé d’avis quant à Joseph Gordon-Levitt qui me parait un poil surcôté, la science fiction m’a toujours botté. Et nous sommes plus que servi à ce niveau-là avec Looper, qui déborde de brillantes idées (notamment une qui débouche sur une des meilleures scènes de l’année et qui concerne le personnage de Paul Dano). L’univers créé par Johnson est très riche et la mise en scène soignée. Le film est surtout très bien rythmé ; Johnson ne nous perd jamais en route. Il n’y a aucun temps mort tout en nous laissant digérer toutes les infos nécessaires à la compréhension du film.


Côté casting, JGL et Bruce Willis sont corrects et le gamin qui incarne Cid un peu tête à claque (comme la majorité des acteurs de moins de 10 ans, pas d’inquiétude). J’ai envie de m’attarder un peu plus sur les deux rôles féminins (qui ont à peine été évoqués avec Rian Johnson jeudi, bande de machos) tenus par Emily Blunt et Piper Perabo. La première m’a encore une fois bluffé par sa justesse, dans un rôle dans lequel je ne l’aurais pas forcément imaginé. A quand un premier rôle fort pour cette belle actrice ? Pour la seconde, moins connue, j’ai eu l’impression de retrouver  son personnage dans Coyote Girls 15 ans après, en envisageant qu'il ait mal tourné (mais si, souvenez-vous de cette « pépite » du début des années 2000, vous ferez le rapprochement).


Looper n'est quand même pas le chef d'oeuvre que j'attendais. Certes, c'est indéniablement un très bon film, que je reverrai avec grand plaisir mais il lui manque quelque chose pour rentrer dans la cour des grands. Peut-être un peu plus d'humour. Mais j'ai pas tellement envie d'insister sur ses quelques points noirs. Premièrement parce que ça fait mal et aussi parce que je tiens à encourager ce genre de production, qu'Hollywood a tellement de mal à soutenir ces dernières années.


Looper est sans nul doute un des films de l'année. Vous ne regretterez pas les 10 ou 11€ du ticket plein tarif déboursés. Satisfait ou remboursé (je prends le risque que si vous avez du goût, évidemment).

 

 

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 14:15

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Le 4 novembre 1979, au summum de la révolution iranienne, des militants envahissent l’ambassade américaine de Téhéran, et prennent 52 Américains en otage. Mais au milieu du chaos, six Américains réussissent à s’échapper et à se réfugier au domicile de l’ambassadeur canadien. Sachant qu’ils seront inévitablement découverts et probablement tués, un spécialiste de "l’exfiltration" de la CIA du nom de Tony Mendez monte un plan risqué visant à les faire sortir du pays.


 

Si vous aussi vous avez peur en voyant la tête en gros plan de Ben Affleck sur une affiche, rassurez-vous tout de suite, il est aussi et surtout le réalisateur de cet Argo. Il s’agit de son 3ème film après Gone Baby Gone et The Town et sans nul doute du plus réussi. Affleck est peut-être un acteur très moyen mais il affirme son statut de réalisateur à suivre.


Argo, dans les grandes lignes, ça raconte l’histoire vraie d’un américain spécialiste de l’exfiltration qui doit se débrouiller pour aller chercher 6 compatriotes planqués en Iran dans un temps hyper limité. Vous avez tout intérêt à en connaître le moins possible sur le film et son histoire assez folle en vous installant dans votre fauteuil, le contraire vous gâcherait une bonne partie du film. J’ai terminé en nage tellement j’étais stressée par l’enjeu. Vous aussi, offrez-vous ce moment de suspense et donnez des sous à Narta par la même occasion. Argo est par contre à déconseiller à ceux qui vivent une période nerveusement difficile, le risque qu’ils finissent par s’attaquer à leur siège, leurs ongles ou pire, leurs voisins, étant assez élevé.


Je n’ai pas envie de rentrer dans les détails du scénario, comme vous l’aurez compris. Ce que je peux vous dire c’est que Argo est brillant et que c’est un film dans lequel l’humour et le suspense de très haute volée cohabitent étrangement bien. Cette réussite, on la doit donc à Affleck qui signe une mise en scène impeccable et que j’ai même trouvé acceptable en tant qu’acteur (son personnage qui se veut neutre et discret aide beaucoup, je vous l’accorde). A ses côtés, les moins discrets mais très bons  Alan Arkin et John Goodman font le boulot, et on a le plaisir de retrouver des stars du petit écran comme Tate Donovan ou Kyle Chandler (aaah le Coach Taylor de Friday Night Lights…).


Argo m'a soufflé par sa maîtrise même si je trouve forcément 2 ou 3 petites choses à redire (notamment les 10 dernières minutes pas forcément nécessaires), il est hautement recommandable et fait partie des meilleurs films de cette fin d’année. On se retrouve aux Oscars, Ben ?

 


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