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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 21:04

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Voilà un livre dont vous n'avez sûrement pas entendu parler. En tout cas je ne serais certainement pas tombée dessus sans l'aide de My Little Paris. Un petit livre de 176 pages constitué de courtes chroniques sur le métro parisien : ses bonheurs, ses malheurs, ses rencontres, ses non-rencontres...

 

Comme tout livre rassemblant des chroniques il est difficile de tout adorer. Je n'ai pas accroché avec toutes les histoires racontées par l'auteur mais la majeure partie m'ont énormément parlé vu que je fréquente quotidiennement les transports parisiens. Evidemment, je le recommande davantage à ceux qui connaissent un peu Paris (il y a beaucoup de lieux et d'habitudes évoqués).

 

Je vais m'arrêter là dans la parlote et vous mettre un extrait qui m'a bien plu en espérant que ça vous donnera envie de lire le reste.


 

La porte ouverte aux débats

 

En 2006, le Reader's Digest s'est aventuré dans un "Palmarès mondial de la courtoisie", comparant trente-six grandes villes du monde. Selon les trois critères testés (en résumé : tenir la porte à l'entrée d'un bâtiment ; dire merci à la dame ; ramasser les documents du monsieur), les New-Yorkais seraient les plus polis, devant les habitants de Zurich, Toronto et Berlin. Les Parisiens arrivent au dix-neuvième rang, tout juste devant les Montréalais.

Ceux qui sont déjà allés à Montréal ou New York pourront s'étonner de ce résultat. Ceux qui connaissent Paris trouveront que, finalement, dix-neuvième sur trente-six, c'est une bonne surprise.

 

Peut-être les Français sont-ils sauvés par leur galanterie ? Selon une autre étude, réalisée à Paris et à Nantes en 2002, 54% des individus observés tiennent la porte à la personne qui les suit à l'entrée d'un magasin : 61% pour les hommes, 49% pour les femmes.

Mais tenir la porte est-il vraiment signe de politesse ? Peut-être pas.

Sur Facebook, les groupes "Contre ceux qui tiennent la porte quand t'es à 50 mètres et t'obligent à accélérer" et "Je déteste les gens qui me tiennent la porte alors que je suis encore loin" comptent plus de membres que le courtois "Contre ceux qui ne disent pas merci quand on leur tient la porte". Le rageur "Contre les abrutis qui ne tiennent pas la porte", lui, ne compte que quatre inscrits.

Le jeune Arthur K., du lycée Lavoisier, a bien tenté une conciliation en ouvrant une page intitulée "La distance à partir de laquelle il serait impoli de ne pas tenir la porte". Il n'a malheureusement reçu aucune contribution.

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 14:17

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Je suis tombée sur ce livre complètement par hasard en fouinant dans les rayons d'une librairie. Comme toujours, la couverture a fait le gros du boulot. J'ai feuilleté quelques pages, j'ai beaucoup aimé le concept et le style de l'auteur. J'ai rapidement regardé le prix, élevé, mais c'était trop tard, j'étais déjà convaincue que je passerai à la caisse avec ce livre sous le bras. 

 

Autant le dire tout de suite, je ne regrette pas d'avoir déboursé pas loin de 20€ pour ce petit roman. Un énorme coup de coeur qui se dévore en à peine une heure et qui nous décrit la vie d'un couple ordinaire. Tellement ordinaire qu'on s'y reconnait instantanément. Et encore une fois, c'est si bien écrit... J'ai savouré chaque mot.  

 

Ce dictionnaire d'un amour nous raconte dans un ordre presque aléatoire les instants plus ou moins importants de la vie amoureuse du narrateur. C'est romantique, drôle, triste et bouleversant à la fois... En fait, c'est un dictionnaire, comme le titre l'indique si bien.

 

Quelques morceaux choisis.

 

"Abysse, nm.

Il m'arrive de douter de tout. De regretter  tout ce que tu m'as pris, tout ce que je t'ai donné, et le gâchis que représente tout le temps que je nous ai consacré."

 

"Base, nf.

Il y a forcément un moment, au début, où on se demande si on est amoureux de la personne ou amoureux de l'idée même de l'amour.

Si ce moment ne passe pas, termine - c'est foutu.

Et s'il passe, il ne s'en va jamais bien loin. Il demeure là, un peu à l'écart, prêt à resurgir au besoin. Parfois même il est là alors qu'on croyais chercher autre chose, une échappatoire par exemple, ou le visage de l'être aimé."

 

"Indélébile, adj.

Cette première nuit, tu as tendu un doigt et tu l'as approché du sommet de ma tête, puis tu l'as fait glisser entre mes yeux, sur mon nez, mes lèvres, mon menton, mon cou, et jusqu'au milieu de ma poitrine. Ce geste  m'a tellement surpris que j'ai su que je ne pourrais jamais le reproduire. Il t'appartiendrait, à toi seule, pour toujours."

 

"Stabilité, nf.

Je ne veux pas être le plus fort de nous deux , mais je ne veux pas non plus être le plus faible. Pourquoi faut-il que ce soit toujours l'un ou l'autre ? Quand nous nous étreignons, l'un de nous serre toujours l'autre un peu plus fort."

 

J'ai très envie de vous copier tout le bouquin, mais je crois bien que c'est illégal. Je vous encourage donc à l'acheter, tout simplement :). 

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 00:17

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Bon, j'ai une confession à vous faire... Je travaille dans l'édition. Oui, je sais, ça ne se voit pas et jamais vous n'auriez pu l'envisager ou même le deviner. Vous vous en remettrez, vous verrez. En fait, j'aime beaucoup les livres, mais j'ai du mal à en parler, ça me parait beaucoup plus facile de critiquer des films, les arguments me viennent plus facilement. 


Enfin, tout ça pour dire que, finalement, il faut peut-être que j'en parle un peu plus, surtout quand c'est bien. Bonne occasion à saisir avec ce Paris vs New York


C'est simple. Déjà, le livre est beau (10/18 sait y faire) et puis ça parle de Paris et de New York, mes deux villes préférées. La première j'y vis, je la connais, je la subis, je la déteste parfois, mais, le plus souvent, je l'admire. La seconde, je l'ai visitée deux fois, je m'y suis sentie chez moi, et je rêve secrètement de la voir un d'un point de vue un peu moins touristique. 


Je pense que le livre plaira en grande partie à ceux qui connaissent les deux villes, mais que les autres pourront également apprécier le travail de Muratyan, à la fois drôle, esthétique et instructif.


J'ai deux bonnes nouvelles. La première c'est qu'il n'y a quasiment rien à lire dans ce bouquin (pour ceux qui ont peur des mots, des lignes, des paragraphes). La deuxième, c'est que, à la base, c'est un blog, donc si vous ne voulez pas l'acheter, vous pourrez trouver quasiment tout le contenu de ce joli petit livre sur internet (ça, c'est pour les radins) dont voici le lien : http://parisvsnyc.blogspot.com/.


Et pour finir, voilà quelques thèmes sympas, pour ceux qui ont peur de cliquer sur le lien.


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2 juillet 2011 6 02 /07 /juillet /2011 19:56

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Le premier tome est sorti deuxième semestre 2009. A l'époque je travaillais chez Editis (dont Pocket Jeunesse fait partie) et je voyais des publicités pour le livre me passer régulièrement devant les yeux. Ma collège l'avait rapidement lu, et n'arrêtait pas de m'en parler. Elle m'avait même prêté le premier tome qui est resté quelques semaines sur une étagère dans ma chambre sans que j'arrive à l'ouvrir. J'ai fini par lui rendre sans regrets. 

Le déclic a eu lieu en voyant une photo de Jennifer Lawrence en Katniss. Le film sortira fin mars 2012 aux States, et sûrement dans la foulée chez nous. Comme souvent, le cinéma motive mes lectures. J'ai commandé le premier tome dans une librairie parisienne pour le lundi soir. J'ai ouvert le livre dans le métro et à partir de ce moment-là il a été difficile de le refermer. J'ai terminé le livre le mercredi dans les toilettes de mon travail (totalement vrai). En sortant j'ai filé acheter le deuxième, et le week-end qui suivi, le troisième et dernier tome de la série. J'ai mis plus de temps à lire le dernier, j'ai voulu faire durer le plaisir. J'ai terminé hier soir, en relisant plusieurs fois les dernières pages, j'ai versé une ou deux larme(s) et j'ai rangé mon livre dans ma bibliothèque. 

Vous l'aurez compris, une fois que vous aurez commencé Hunger Games, vous aurez du mal à vous arrêter. ça devient presque une drogue et j'écris ces mots sous l'effet du manque. C'est même une des phrases d'accroche que vous pourrez lire en 4ème de couverture : "Impossible de lâcher ce livre ; c'est comme si votre vie en dépendait" Stephen King. Ben... c'est vrai.

Hunger Games est l'histoire de Katniss, une adolescente de 16 ans, vivant dans le futur dans un pays appelé Panem (qui se situe dans notre actuelle Amérique du Nord). Panem est contrôlé par le Capitole où résident les privilégiés. A Panem, il y a aussi 12 districts, où sont regroupés les esclaves du Capitole, qui travaillent tous pour fournir à ce dernier des éléments vitaux (par exemple le district 7 s'occupe du bois et le 11 de l'agriculture). 75 ans avant le début du récit, il y avait aussi un district 13 qui a fini par se rebeller et se faire exterminer par le Capitole. Pour dissuader les autres districts de les imiter, le Capitole a mis en place des Hunger Games qui ont lieu chaque année. Durant les Hunger Games, deux tributs par district sont choisis (1 fille et 1 garçon âgés de 12 à 18 ans). Les 24 tributs (2 tributs x 12 districts, je sais ce calcul est extrêmement difficile) sont réunis dans une arène. Il ne doit rester qu'un seul survivant. 

L'histoire doit sûrement vous rappeler Battle Royale. La différence est qu'ici le traitement est plus "soft". Je mets le mot entre guillemets parce que pour moi, Hunger Games n'est pas franchement destiné à la jeunesse. C'est très dur dans tout ce que ça raconte et ce n'est pas parce que c'est sur fond d'histoire d'amour qu'on peut l'adresser à un public aussi jeune, ni parce que le style est aussi simple. Je suis d'ailleurs très curieuse de voir ce que vont en faire les studios hollywoodiens. Je crois qu'ils veulent le vendre comme le nouveau Twilight, et bien, j'attends avec impatience de voir le résultat : comment vont-ils transformer toutes ces morts plus ou moins sanglantes ?

En lisant Hunger Games, ne vous attendez donc pas à de la grande littérature, sur ce point là, effectivement, on est vraiment dans la littérature jeunesse, dans le sens où c'est très facile d'accès. Mais c'est justement pour ça que j'ai été scotchée par les thèmes abordés dans le livre (la folie, la mort, la dictature...). Il faut croire que je sous estime les adolescents ou que j'étais moi-même un peu en retard.

Hunger Games a tout de même un très gros défaut mais qui n'est que la conséquence de son incroyable efficacité : c'est beaucoup trop court.

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