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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 18:00

Voilà, Cabourg 2013 c'est déjà terminé. C'est vrai que 5 jours ça passe quand même très très vite, surtout quand on a 20 films à voir, 3 soirées prévues, des célébrités à guetter et des articles à écrire. Vous avez d'ailleurs pu suivre toutes mes aventures cabourgeaises sur We Are Girlz.


Mais nous sommes là pour parler cinéma. Si je n'aurais finalement vu que 12 films sur les 20 planifiés, plusieurs auront réussi à me séduire. En tête, Alabama Monroe, un sublime drame musical flamand qui sort le 28 août en France et dont je vous parlerai d'ici là. Il y a aussi eu des surprises à Cabourg, comme le fait de relativement apprécier Les Reines du ring

 


Palmarès 2013

 

Grand prix Grand Central de Rebecca Zlotowski

 Prix du public Les Reines du ring de Jean-Marc Rudnicki

 Actrice romantique de l'année Emmanuelle Devos pour Le Temps de l’aventure de Jérôme Bonnell

Acteur romantique de l'année Pierre Niney pour 20 ans d’écart de David Moreau

Film romantique de l'année Le Temps de l’aventure de Jérôme Bonnell

Coup de cœur Catherine Deneuve pour Elle s’en va d’Emmanuelle Bercot

Prix de la jeunesse My Sweet Pepper Land d'Hiner Saleem

Révélation féminine de l'année Lola Créton pour Après mai d’Olivier Assayas

Révélation masculine de l'année Félix Moati pour Télé Gaucho de Michel Leclerc

Premiers rendez-vous Victoire Belezy pour Fanny de Daniel Auteuil et  François Civil pour Macadam Baby de Patrick Bossard


Un palmarès très "français" mais assez logique. On récompense la mise en scène de Rebecca Zlotowski, la comédie grand public (mais pas forcément très romantique) qu'est Les Reines du ring et des valeurs sûres du cinéma français (Devos, Niney, Deneuve...). 


Il a été dur de dire au revoir à Cabourg et à ce joli Festival. Une très belle découverte pour moi entre la qualité de la programmation, une organisation parfaite et des équipes adorables. Vivement l'année prochaine !

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 13:29

Du 16 au 25 novembre, le Paris International Fantastic Film Festival (ou PIFFF pour les intimes) a donné rendez-vous aux amateurs de cinéma fantastique pour sa seconde édition, toujours au Gaumont Opéra Capucine. Cette année, le festival s’est étalé sur 10 jours (contre 5 l’an passé) proposant forcément une plus large sélection et de nouveaux événements comme une nuit dédiée à un cinéaste important (Clive Baker) ou une séance interdite (V/H/S).

 

 

Premier bon point distribué à l’organisation du PIFFF qui, même si elle n’est pas encore au top, a fait de sacrés progrès par rapport à l’année dernière.


Parlons maintenant de la programmation, que vous avez pu découvrir ici et qui a, malheureusement, beaucoup déçu dans l’ensemble. Pour ma part, je voulais couvrir entièrement le PIFFF cette année mais, faute de moyens, je n’ai pu découvrir  « que » 9 des films proposés dont je vous parle très brièvement un peu plus bas. Si vous voulez en savoir plus sur la sélection et sa réception par le public, le PIFFF a recueilli les avis des spectateurs après chaque séance (une autre bonne idée). Vous pouvez trouver tout ça par . Après la Séance était également dans le coup pour le film de clôture, Silent Hill : Révélation 3D, vous pouvez retrouver les avis des amis blogueurs ici.


Pour ce qui est du palmarès, le public a récompensé le très bon Citadel, quant aux jurys (de la compétition et Ciné+) ils ont tous les deux décerné le prix du Meilleur long métrage au film espagnol The Body que j'ai malheureusement raté. Vous pouvez également découvrir le palmarès complet sur le site du PIFFF.


Bon, maintenant, je vous parle rapidement de ce que j’ai vu.


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Le Vendredi 16, le festival ouvrait les festivités avec le nouveau film de Don Coscarelli (Phantasm, Bubba Ho-Tep) : John dies at the end (hors compétition). Un film complètement barré et pas vraiment construit dans lequel je suis relativement bien rentrée. Quelques éclats de rire garantis.


Le Samedi 17 fût ma plus grosse journée avec 3 films au programme dont 2 en compétition. Le premier, Here comes the devil, nous vient du Mexique. Il cause d’enfants possédés et de sexe (ne cherchez pas forcément le lien entre les deux). C’est long, pénible, et si j’avais eu une montre au poignet, je l’aurais regardée toutes les 10 secondes. Le second, Stitches, est un slasher irlandais dans lequel un clown vient se venger de la bande de gosses plus ou moins responsable de sa mort 10 ans plus tôt. Ça peine vraiment à démarrer et le film est bien moins drôle que prévu (l’acteur jouant le clown est très moyen). Une belle déception pour un film qui promettait bien plus. La bonne surprise de la journée, on la devait au film hors compétition : The ABCs of Death, film à sketchs réunissant 26 réalisateurs (un par lettre). C’est forcément inégal, il y en a pour à peu près pour tous les goûts (du gore, du glauque, du drôle...), mais une bonne moitié des sketchs m'a plu. 


Encore du PIFFF le dimanche 18, avec Citadel, le film qui est reparti avec le prix du public donc. Sans avoir vu tous les films, je peux facilement dire que sur les 4 films en compétition découverts cette année au PIFFF, il est largement au dessus. Scène d’ouverture folle et ambiance pesante pour un premier film très prometteur.


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J’ai boudé le festival toute la semaine pour ne revenir que le Vendredi 23, pour le duo Modus Anomali (en compétition) – Bad Taste (séance culte). Je plaçais pas mal d’espoir en Modus Anomali, annoncé comme un film à twist intelligent. Nous repasserons pour l'intelligence. On se retrouve avec un film interminable qui explique le twist durant les 30 dernières minutes (au cas ou quelqu’un n’aurait pas bien compris). S'ajoute à ça un acteur catastrophique. Heureuseument, pour nous remonter un peu le moral, Peter Jackson était là. Non, je n’avais jamais vu Bad Taste et, ma foi, ce fut une belle surprise. Objectif : regarder Braindead dans les semaines à venir.


Samedi famille avant de retrouver le PIFFF une dernière fois le Dimanche 25. Deux films au programme : Horror Stories, un nouveau film à sketchs, coréen cette fois, et le film de clôture, qui vous parlera sans doute un peu plus : Silent Hill : Révélation 3D. Le premier, présenté hors compétition, raconte comment une étudiante, enlevée par un mec pas net (forcément), se voit obliger de conter 4 histoires effrayantes à son bourreau. La première est vraiment terrifiante (on y voit un fantôme asiatique, ça aide), les 3 suivantes beaucoup moins. Enfin, le moment tant attendu arrive : la fin de cet article ! Juste avant, trois petits mots à propos de Silent Hill : Révélation 3D : il est pourri. Si vous voulez savoir pourquoi, allez jeter un petit coup d’œil à la sortie de projo d’Après la Séance, tout y est dit.


La bonne nouvelle, c’est que cette année encore, le PIFFF a attiré du monde et qu’on aura sans doute la chance d’avoir une 3ème édition en novembre 2013, avec son lot de belles et de mauvaises découvertes, mais c'est bien ça le charme d'un festival, non ?

 

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 22:12

Cette fois c'est sûr, c'est bien le dernier jour à flâner dans les rues de Deauville. Après mon dernier réveil en bord de mer, je me presse un peu pour prendre ma douche, avaler un pain au chocolat et boucler ma valise. On peut ensuite partir pour le CID où m'attend l'avant première de Clochette et le secret des fées.

 

Dernière journée mais premier vrai retard à une séance pour cause de gros embouteillages (le soleil a ramené du monde à Deauville ce dimanche), j'entre dans l'auditorium à la fin du court métrage Mini Buzz, dans lequel on retrouve avec plaisir tous les personnages de Toy Story. Heureusement, je l'avais déjà vu avant les Muppets donc pas trop de déception de mon côté. Clochette commence et les chansons pourries de Lorie se font un peu trop présentes à mon goût. Heureusement, ça se calme par la suite. Comme pour les premiers films de la série, qui sont sortis en direct DVD, le public visé par ce nouvel opus est extrêmement jeune. Même si on trouve ça très mignon, on regarde ce nouveau Disney avec beaucoup de détachement.

 

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Après ce petit moment de féerie, je profite de mon heure de libre pour manger et me promener une dernière fois dans le centre. Ce fut moins agréable que ce que j'espérais. Bien trop de monde dans les rues et surtout une chaleur insoutenable. Bien contente d'aller m'enfermer dans une salle climatisée pour le dernier film de mon festival : California Solo. Un film très mou où il ne se passe malheureusement pas grand chose.

 

Après cette séance rafraîchissante, je repars sous le soleil pour aller chercher ma valise et mon gros sac à dos. Direction la gare pour prendre mon train. Et voilà... Bye bye Deauville. Au revoir premier festival, jolies vacances, folles séances... J'ai pas tellement envie de partir. Je veux encore d'autres films, d'autres tapis rouge, d'autres galères, d'autres rencontres mais, évidemment, je ne décide rien. Je reviendrai l'année prochaine, voilà tout.

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 10:00

Ce matin, je me suis levée avec le moral en berne, c'est la dernière journée (du moins je le pensais). Le soleil et les degrés n'ont rien pu y faire, la déprime post Deauville est arrivée un peu en avance et, malgré mes efforts, j'ai eu du mal à m'en détacher. De là à dire que c'est pour ça que j'ai pas trop aimé les films du jour... C'est certainement aussi pour cette raison qu'il n'y a presque aucune photo dans cet article. Je n'ai même pas eu la force dé dégainer mon IPhone, rendez-vous compte. Maintenant vous savez, si vous voulez me rendre heureuse, amenez-moi au pays des festivals.

 

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Bon, je vais quand même essayer de vous parler de ma journée. Ce matin, j'ai dormi un peu plus longtemps pour finalement débarquer dans le centre de Deauville vers midi. Direction le Casino pour découvrir les deux premiers épisodes d'une série que vous connaissez certainement mieux que moi pour la plupart : Homeland. Belle surprise, maintenant il va falloir que j'essaye d'enchaîner rapidement sur la suite. J'ai peur que ce soit le genre de série à suspens que je lâche rapidement mais je vais tenter de m'accrocher, en partie pour le personnage de Claire Danes, qui m'a l'air intéressant.

 

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15 minutes après la fin du second épisode, c'est la projection en avant première de Ted, annoncé comme "la comédie de l'année", le film a rapporté plein de billets verts à Universal cet été aux Etats Unis. Et puis là, trou noir. Un grand moment de solitude. J'entendais le public éclater de rire, applaudir pendant que je restais de marbre sans vraiment comprendre l'engouement qui m'entourait. Ted enchaîne les blagues lourdes. L'ours en peluche qui sort des "fuck" ça fait sourire la première fois puis on s'en lasse rapidement. A côté, Mark Wahlberg ne ratrappe pas franchement le coup... Léger sursaut sur la fin où j'ai même fini par rire une fois mais bon sang, je suis quand même vraiment passée à côté...

 

Après cette grosse déception, je pars au Morny pour voir Una Noche, un film en compétition qui ne me disait trop rien mais vu que j'avais du temps devant moi, c'était l'occasion. C'est un film qui parle des jeunes cubains qui essayent de gagner la Floride à la nage. Un sujet intéressant mais que j'ai trouvé mal développé avec un final assez étrange... Bref, pas le film de l'année.

 

N'ayant pas pu obtenir d'invitation pour la cérémonie de clotûre au CID, je rejoins la file d'attente du Casino pour découvrir Savages, le nouveau film d'Oliver Stone. Assez moyen dans l'ensemble, porté par un trio auquel on ne croit pas vraiment (pourtant je suis amoureuse de Taylor Kitsch), le film ne s'emballe jamais malgré des seconds rôles, au contraire, bien fichus. On regarde avec plaisir mais on oublie très vite derrière.

 

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Par je ne sais quel miracle, je trouve le courage de retourner au Morny pour voir The We and the I de Gondry. Bon, entre temps, j'ai appris qu'il avait reçu le prix de la critique internationale, que Les Bêtes du Sud Sauvage a été doublement primé (que c'est étonnant...) et que Una Noche a également reçu un prix (là, c'est réellement étonnant, sans ironie aucune). The We and The I nous parle d'une troupe de lycéens du Bronx qui rentre en bus après le dernier jour de l'année scolaire. Tout le film se passe dans ce bus, ce qui est à la fois une bonne et une mauvaise idée. Parfois, j'avais vraiment envie d'en sortir de ce bus... Malgré tout, le positif l'emporte. J'ai aimé la façon dont ces ados nous sont présentés. Au début insupportables, puis simples et agréables. Un beau portrait de cet âge ingrat.

 

Et maintenant, Deauville, c'est fini ? Non, pas tout à fait. J'étais persuadée d'avoir pris un billet pour un train à 14H qui est en fait à 17H, ce qui veut dire que demain, je verrai certainement deux autres films. Le moment des adieux n'est pas encore arrivé.

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 09:00

Ce vendredi 07 septembre, ça fait tout juste une semaine que je suis arrivée et c'est aussi mon avant dernière journée de Festival. Ce matin, grand soleil, la piscine de la résidence est ouverte, c'est presque à contre coeur que je me rends au CID mais bon, c'est la projo du film Les Bêtes du Sud Sauvage, annoncé vainqueur par beaucoup bien avant le début du Festival.

 

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Je pense que les pronostics ne se sont pas plantés. Les Bêtes du Sud Sauvage est taillé pour remporter des prix et il faut admettre que c'est un très joli film. Néanmoins, je n'irais pas jusqu'à le hisser au rang de chef d'oeuvre. Le début et la fin sont très réussis mais au milieu il y a comme un creux et pas mal d'ennui. Ça reste un très beau film à voir, original et émouvant. Par contre, vous devrez attendre décembre pour pouvoir le voir dans les salles françaises.

 

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Vu que mon ami avec son joli badge presse n'a pas pu m'avoir une invit' supplémentaire pour la soirée hommage à Liam Neeson, je pars à 13H sur le parking pour 1H de souffrance debout en plein soleil et tout ça pour un ticket Last Minute. Comme d'habitude depuis le début de ce festival, j'ai un gros coup de chance en trouvant quelqu'un avec une invitation en trop.

 

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Le prochain film étant à 15H, j'ai une heure pour me balader. J'en profite pour (enfin) tremper mes pieds dans l'eau salée et admirer un peu la plage de Deauville. C'était mon heure "touriste". Ça c'est fait comme on dit.

 

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C'est l'heure d'aller découvrir le dernier film en compétition : Compliance. Un film rapportant un fait divers assez fou qui a le don de choquer et agacer le spectateur. Sur la fin, ça devient presque insoutenable. On est heureux quand le générique arrive. Un film bien glauque qui fait son effet. Peut-être que ça prouve qu'il est réussi, non ?

 

Pause pipi et je retourne dans le grand auditorium du CID pour voir le second documentaire de mon festival : Room 237, un doc qui se penche (un peu trop même) sur le Shinning de Kubrick. Pas inintéressant, ce documentaire est surtout mal foutu et fait parfois rire tant les interprétations peuvent parfois paraître folles. Je suis pas peu fière d'être arrivée à la fin du film vu le nombre de personnes qui se sont eclipsées pendant la projection. A conseiller uniquement aux très grands fans de Shinning.

 

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Pas le temps de manger, on rentre directement dans la file pour aller à l'événement du jour : l'hommage à Liam Neeson (et l'avant première de Taken 2 aussi mais bon...). Taken 2, c'était le film en avant première que j'avais le moins envie de voir et pourtant, c'est bien ce soir que ça a été le plus difficile de rentrer dans le CID. J'ose espérer que c'est plus pour la présence de Liam Neeson que pour le reste. Après avoir applaudi l'acteur de toutes mes forces, je m'assois confortablement dans mon siège pour regarder Taken 2. Pas de surprise, le film est mauvais. J'ai pas spécialement envie de m'étaler dessus.

 

Demain grasse matinée et surtout dernière journée à Deauville. Ça va être un peu dur émotionnellement parlant, je vous préviens. A demain !

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 23:15

La journée a fort bien débuté, sous le soleil avec une température assez élevée. J'avais un bon pressentiment concernant ce jeudi et je ne m'y suis pas trompée. Journée light puisque seulement 3 films au programme mais c'est toujours mieux de privilégier la qualité à la quantité, non ?

 

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Ce matin, c'était la présentation de Smashed, un film indépendant qui faisait bien partie du TOP 5 de mes attentes à Deauville. Il a été présenté au dernier Sundance et les retours avaient été plutôt positifs, notamment sur la performance de Mary Elizabeth Winstead. Le film se concentre sur la vie d'une jeune instit alcoolique. Smashed est le film indépendant par excellence avec ses qualités et ses défauts. Il lui manque un petit quelque chose pour le rendre vraiment attachant.

 

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Le film étant très court, on est dehors à 12h30. Sachant que le prochain rendez-vous est à 15h, on a le temps de manger tranquillement et même d'aller faire un tour sur le parking pour récupérer la place du soir. Je retourne bien en avance au CID pour réserver les meilleures places pour God Bless America, le film en compet' qui a l'air le plus fou. Après la présentation rigolote du réalisateur, le film commence. On éclate de rire dès les premières minutes. Ça sent bon. Le film reçoit même une très belle ovation méritée. God Bless America raconte l'histoire improbable d'un cinquantenaire qui se croit mourant et d'une lycéenne qui s'allient pour éliminer les méchants et imbéciles de l'Amérique. Une vraie réussite qui aura certainement un prix samedi soir.

 

16h40, le film est terminé. Deux choix s'offrent à nous : aller voir Francine, le film hué la veille, ou rentrer se poser à l'appart pour se reposer et manger chaud. La deuxième option l'emporte facilement. Une bonne crêpe, deux épisodes de Malcom et on repart vers le CID pour l'événement du jour, la projo de Take this waltz.

 

Mais avant ça, il faut subir le court métrage réalisé par Agnès B. et sa montée sur scène pour présenter les films qu'elle a sélectionné (elle a Carte Blanche cette année) dont Freaks et Reservoir Dogs. Une dame antipathique au possible que je n'ai pas voulu applaudir. Vivement l'hommage à Liam Neeson demain pour rattraper ça.

 

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Bon, maintenant, faut que je vous parle d'un film qui m'a bouleversé. Je suis tombée amoureuse de ses personnages, de sa mise en scène, de sa bande originale, d'à peu près tout en fait. Ça faisait bien longtemps que je n'avais pas ressenti autant de choses devant un film. Take this waltz raconte l'histoire d'une femme de 28 ans, mariée depuis 5 ans qui rencontre un homme pour qui elle ressent une très forte attirance. C'est un film qui parle d'amour, de choix, de la vie... J'ai pris une claque. Chapeau à Michelle Williams, cette actrice incroyable qui prouve à chacun de ses films qu'elle est bien la meilleure de sa génération. Ça sort le 31 octobre en France et je vous en voudrais de ne pas y aller.

 

On termine la journée en regardant un épisode de The OC, une série culte de notre adolescence mais impossible de penser à autre chose que Take this waltz. Bouleversée je vous dis...

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 01:15

Déjà le 6ème jour de Festival. J'ai l'impression d'être arrivée hier mais la fatigue est là pour me rappeler le contraire. Et en même temps, je crois que je pourrais vivre en enchaînant les festivals sans problème. Qui y'a t-il de mieux que de passer ses journées à découvrir ou redécouvrir des films ?

 

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Sur les 4 films vus aujourd'hui, j'en avais déjà vu 3 dont 2 vraiment cultes. J'avais hésité à aller voir L'Exorciste il y a quelques jours à 1H du mat' mais je me suis dégonflée, j'ai préféré tenter le coup ce matin à 11H histoire d'avoir la journée pour m'en remettre. L'Exorciste est un classique de l'épouvante qui mérite son statut de film culte. Je suis la première à m'énerver quand on me dit qu'il a mal vieilli ou qu'il est ridicule. Aujourd'hui, j'ai pu le voir au cinéma et en version director's cut (vous savez, avec la fameuse scène ou Regan dévale l'escalier...), une chose de moins à faire dans ma longue liste.

 

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Je me remets de mes émotions en croquant dans un beignet et je retourne au Morny pour voir La Liste de Schindler, certainement le film qui m'a fait le plus pleurer de toute ma courte vie. Avant aujourd'hui, je ne l'avais vu qu'une fois et ça remonte à quelques années maintenant. Comme pour L'Exorciste, je suis contente d'avoir eu l'occasion de le redécouvrir sur grand écran. Les 3h20 passent toujours aussi bien. Ce chef d'oeuvre de Spielberg est quasi parfait : passionnant, magnifique et forcément très émouvant. Une référence en terme de film historique. Un classique à voir absolument. Ne vous découragez pas à cause de sa durée.

 

En sortant de la salle, une bonne nouvelle m'attend, mon ami de festival a réussi à récupérer des places pour la projo du soir mais, en attendant, il reste plus de 2 heures à combler et le programme ne propose rien de folichon. C'est donc pour combler le vide qu'on retourne au Morny voir Bandidas, ce film que j'avais déjà détesté lors de sa sortie en 2004. Ce qui est bien, c'est que je savais à quoi m'attendre, et que j'ai même fini par bien rire. Après les deux premiers films de la journée un peu plombants, c'était pas une si mauvaise idée.

 

Presque 20H, on part pour le CID où les 30 premières minutes sont consacrées à des remises de trophées. Le premier c'est Le prix littéraire Lucion Barrière et le second est décerné à Melvil Van Peebles pour l'ensemble de sa carrière. Discours émouvant du cinéaste qui s'est exprimé en français.

 

Maintenant, place au film. Coup de projecteur sur la première grosse bourde du festival. Ils ont associé une image de Killer Joe avec le titre Des hommes sans loi. Bon, ils se sont vite aperçus de l'erreur et ils nous ont corrigé ça très rapidement en prenant une photo du bon film sauf qu'ils ont coupé la tête de Tom Hardy. Pas cool :).

 

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N'empêche que Killer Joe et Des hommes sans loi sont les meilleurs films que j'ai découvert à Deauville jusqu'à présent. Comme quoi, il y avait un vrai lien entre les deux. Et pourtant Lawless (en VO), se déroule pendant une période que je n'affectionne pas trop généralement : la prohibition. Toutes ces histoires de mafia, de gueguerre masculine ça me branche 10 minutes max. Mais là, miracle, l'équilibre a été trouvé. Violence, romance, superbe BO, jolie mise en scène, bon casting (même si je pense qu'on aurait pu trouver mieux que Shia Labeouf pour le rôle principal), Des hommes sans loi est un très bon film.Vous pouvez foncer le voir le 12 septembre.

 

Une bonne journée qui s'achève. Promis, demain je parle de plus de nouveautés. J'ai prévu plusieurs films en compétition dont Smashed et God Bless America. En attendant, je vais retrouver mon lit.

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 22:53

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Encore un réveil difficile ce matin en Normandie. Un petit verre de jus d'orange, un yaourt, un bout de fromage et go to the CID pour un nouveau film en compétition : Booster. Je préfère ne pas vous donner d'avis étant donné que j'ai dû voir un tiers du film. Et oui, j'ai craqué, je suis faible, j'ai somnolé devant un film. Voilà ! Bon, pour le peu que j'ai vu, ça avait l'air extrêmement lent (d'où mon endormissement). Au suivant.

 

Pause déjeuner, on essaye de retrouver un peu d'énergie pour le reste de la journée en mangeant un sandwich (pour changer...). L'après-midi est assez pauvre en projo de nouveautés. On se replie donc sur des hommages. Le premier film de l'après-midi, c'est Michael Collins. Ça tombe plutôt très bien vu que ça fait des années que je veux le voir. Michael Collins est un grand film, passionnant historiquement parlant et superbement bien interprété. J'ai versé mes premières larmes deauvillaises devant.

 

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45 minutes de pause sous la chaleur de Deauville avant de retourner dans une salle obscure pour voir un film de Friedkin, Police fédérale Los Angeles, un autre classique que je n'avais jamais vu. Le titre en VF est un peu moyen mais croyez-moi, c'est également un grand film, violent, innovant et parfois drôle.

 

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C'est l'heure de l'événement, qui n'en est pas tellement un ce soir puisque pas de tapis rouge et pas d'équipe de film venue présenter Blackbird. Après avoir vu le film, on comprend mieux pourquoi. Blackbird ne présente aucun intérêt. C'est un film au scénario banal, aux acteurs plus que moyens et à la mise en scène sans inspiration. Un film qui nous laisse froid.

 

L'avantage, c'est que sans tapis rouge ou hommage, on sort de la salle bien plus tôt. Retour à l'appartement à 22h30. Ça sent la bonne grosse nuit. Et j'en ai bien besoin pour les jours à venir.

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 09:00

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Déjà le 4ème jour sous le soleil (hum) normand. Dernier jour de vélo que je ramène sans regrets avant de me presser au CID pour la diffusion de Wrong, le troisième film du décalé Quentin Dupieux. Le bonhomme m'avait déjà embarqué dans la folle histoire de Rubber et même si il est un poil plus accessible, Wrong bénéficie toujours de l'absurdité du monsieur qui fait encore une fois merveille. A la suite de la projection, direction la conférence de presse pour faire le plein de blagues d'Eric Judor. C'est plutôt pas mal pour un début de journée.

 

Il est 14H et, comme tous les jours, je file sur le parking pour chopper mon invit du soir tout en mangeant mon sandwich. J'ai bien failli le recracher en entendant le mec de derrière dire que L'Exorciste était pourri et ridicule. Mais soit, j'ai ma place pour l'événement du jour, c'est le principal.

Il est trop tard pour aller voir Bug, on se retourne finalement vers Coeurs Perdus, un film de 2006 avec Salma Hayek, John Travolta et Jared Leto. Plutôt moyen dans l'ensemble, le film manque de rythme et est un peu plombé par la présence de Jared Leto dans un rôle aussi important. Quelques scènes et/ou idées à sauver comme l'arrestation.

 

On oublie rapidement ce film mineur pour aller voir un documentaire, The Queen of Versailles, qui raconte l'histoire sur quelques années de la famille Siegel, des américains blindés de sousous qui font construire la plus grande baraque des States (plus de 8 000 m2) dans l'esprit du Château de Versailles. Un documentaire au début très drôle (on rit beaucoup de cette famille kitsch et toujours dans l'excès) puis agaçant (tout cet argent mal géré ou gaspillé) pour enfin devenir intéressant (la descente aux enfers ou presque). Pas sûr que le doc ait passionné tous les festivaliers vu les ronflements entendus et la tête de ma voisine qui a frolé mon épaule droite à plusieurs reprises.

 

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Pour la première fois depuis trois jours, vraie pause entre deux séances. On en profite pour aller manger un repas chaud (pas de photo de sandwich au fromage aujourd'hui, je sens que vous êtes déçus...) avant de filer à l'avant première de The Secret de Pascal Laugier, réalisateur français qui s'exporte après ses deux premiers films bien français, Saint Ange et Martyrs. Dans son mini discours précédant le film, Laugier nous présente son 3ème film comme un thriller qui se veut prenant et émouvant. Prenant, le film l'est la première moitié, jusqu'au moment où le twist surgit. Je n'ai rien contre le fait qu'un twist intervienne au milieu d'un film, au contraire, ça renouvelle un peu les règles d'un genre usé mais encore faut-il que ce qu'on nous raconte lors de la seconde moitié soit tout aussi intéressant. Je suis sortie du CID complètement agacée. Là où Martyrs choquait par sa forme, The Secret choque par son fond. Faut-il vraiment s'émouvoir d'une histoire pareille ? Pour qui faut-il s'émouvoir exactement ? J'aurais bien des questions à poser à Laugier...

 

Heureusement, la rencontre d'une petite grand-mère de 80/85 ans à la sortie de la salle, venue échanger sur Martyrs et La cabane dans les bois m'a redonné le sourire. La magie du cinéma comme on dit. De quoi s'endormir tranquille. Merci madame

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 09:00

Malgré ma grasse matinée, cette 3ème journée s'est révélée bien rude. Venir à Deauville pour son Festival du Cinéma, c'est des vacances éreintantes, croyez-moi, mais je ne vais surtout pas m'en plaindre.

 

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Décollage ce matin aux alentours de midi. L'estomac étant vide depuis une quinzaine d'heures, j'attaque directement avec un sandwich au fromage, et un vrai cette fois ! Je ne regrette pas d'avoir craqué, ça a été mon seul repas de la journée, tous les petits commerces de Deauville étant fermés le dimanche après-midi, même pendant le Festival (c'est quand même bien couillon en passant).

 

On commence la journée par une séance de rattrapage : Freaks, un film culte du début des années 30 qui ne manque effectivement pas d'atouts (la scène où les Freaks se rebellent est remarquable).

La séance étant à 13H et le film ne durant que 1h04, on court à la fin de la projo vers le parking du CID en espérant avoir un carton d'invitation pour l'événement du soir : l'hommage à Friedkin et l'avant première de Killer Joe. La chance nous sourit encore aujourd'hui. Nous décrochons le précieux sésame sans trop de mal.

 

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L'invit' en poche, nous filons découvrir un film en compétition dont je ne sais presque rien : Electrick Children. Il s'avère que c'était un très bon choix pour cette case horaire. Je parie que la moitié de la salle a dormi. Un film encore une fois extrêmement lent dont le thème ne m'a absolument pas plu (ça cause trop de religion pour moi). J'hésite encore entre le film complètement raté ou mon manque d'intelligence qui m'a fait rater les éléments clés. Vous me direz quand vous l'aurez vu.

 

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Directement après, on enchaîne avec Elle s'appelle Ruby, un film que j'avais très envie de voir (la bande annonce m'avait particulièrement emballé). Ruby Sparks (en V.O.) m'a rappelé 500 jours ensemble à plusieurs reprises. Le côté romcom indé sûrement. Et pourtant, là où 500 jours ensemble m'avait complètement emporté, la mayonnaise n'a pas totalement pris avec Ruby. Il y a quelques détails qui m'ont agacé (dont la fin). Un film au scénario génial qui aurait pu être beaucoup mieux que ça. Mini déception.

 

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A peine le temps de fumer une cigarette que nous voilà de retour dans l'auditorium du CID pour rendre hommage à William Friedkin visiblement très en forme (petite danse sur le tapis rouge et deux ou trois blagues savoureuses dans son discours de remerciement). De quoi nous mettre dans de bonnes conditions pour regarder son dernier film, Killer Joe, qui sort dans les salles françaises mercredi prochain. Killer Joe est le genre de film coup de poing qu'on n'oublie pas. Un film ultra violent qui monte en puissance pour finir en apothéose. Bien réalisé, bien interprété (mention spéciale à Matthew McConaughey qu'on peut définitivement classer dans la catégorie des grands), Killer Joe est un film remarquable dont on ressort un peu chamboulé.

 

Après cette avalanche de violence, quoi de mieux qu'un déluge de romance ? Direction la projection de Love Actually (diffusé dans le cadre de l'hommage à Liam Neeson) au Cinéma du Casino pour faire le plein de bons sentiments avant le dodo.


 

Ah et je voulais aussi vous dire un mot à propos de mon compagnon de route pour ce festival, qui a un blog bien fourni sur la chose, à savoir le cinéma, et qui raconte lui aussi nos journées deauvillaises. Voilà son site : http://www.blogifan.com/

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Published by AL - dans Festivals
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