
Pas tellement emballée à la base pour aller voir ce film français sans grandes prétentions, je me suis laissée convaincre et entraîner par les dernières nouvelles dénichées sur Allociné : c'est le carton français de l'été ! Comme l'avait été
Nos jours heureux, vraie bonne surprise de l'été 2006 et que j'avais accessoirement adoré... Le genre de comédie qui fait du bien, qui s'amuse à raviver certains souvenirs pas forcément glorieux.
Est-il important de faire un petit résumé de l'histoire du film ? Rarement affiche et titre sont aussi explicites. On devine déjà les nombreux gags découlant de la différence de classes sociales et la morale contre le racisme.
En bref, Samy est en 3ème, adore sa cité, ses potes et sa mère, est un bon garçon qui se donne du mal à l'école pour avoir le maximum de chance de réussir dans la vie. Du jour au lendemain, sa mère est embauchée comme serveuse sur un bâteau, il est confié à sa tante, mariée à un brillant PDG et belle-mère de deux étranges enfants...
En comparant
Neuilly sa mère ! à
Nos jours heureux, je fais certainement une grossière erreur. En 2006, la colonie de vacances menée par Jean Paul Rouve avait réellement créé la surprise. Petit budget, pas de stars, sortie en même temps que les blockbusters américains. A première vue, on se trouve ici dans le même cas de figure... Oui mais ici on croise Valérie Lemercier, Denis Podalydès, Rachida Brakni, Josiane Balasko, Elie Semoun, Pascal Elbé, Armelle, Eric et Ramzy, Olivier Baroux, François-Xavier Demaison. Pour un petit film français ça fait quand même du monde. Et c'est plutôt une bonne chose, ça nous fait oublier la performance plus que moyenne de Samy Seghir, qui n'est pourtant pas un débutant. Le petit Michou d'Auber c'était lui !
Un énième film sur les adolescents (c'est décidément la mode en ce moment et ça risque pas de s'arrêter vu les succès de LOL et de celui-ci) sans originalité et sans surprises, dans lequel le spectateur ne rira pas tellement, à parti
Loin de mériter son statut de "carton de l'été", ce film vaut tout de même le détour pour le jeune Jérémy Denesty (justement repéré dans
Nos jours heureux, quelle coincidence...) qui nous offre quelques répliques cultes (ou presque) : "Ma chambre tu l'aimes ou tu la quittes", "Je suis un looser, je suis Balladur".